olp et hamas s'entendent pour partager le pouvoir
olp et hamas s'entendent pour partager le pouvoir © reuters

Le président palestinien Mahmoud Abbas a reçu ce lundi la prestation de serment du nouveau gouvernement palestinien d'unité nationale. Fatah et Hamas vont devoir travailler main dans la main. La mise en place de ce gouvernement avait été menacée jusqu'au dernier moment par un différend entre les nationalistes du Fatah d'Abbas et les islamistes du Hamas.

Le Fatah et le Hamas sont convenus il y a six jours de la formation d'un gouvernement d'union dans l'attente d'élections nationales dans un délai de six mois, conformément à leur accord de réconciliation annoncé en avril après des années de tractations.

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Le Mouvement de résistance islamique protestait contre la décision de Mahmoud Abbas de supprimer le ministère des Affaires pénitentiaires pour le remplacer par un comité qui n'aurait pas dépendu du gouvernement. Mais le portefeuille, chargé du sort des Palestiniens détenus par Israël, a finalement été maintenu et confié au Premier ministre Rami al Hamdallah, a déclaré un responsable du Hamas, Sami al Bardawil.

Les ministres du nouveau gouvernement ont prêté serment lors d'une cérémonie organisée à Ramallah, et retransmise à la télévision. Le correspondant de RFI, Nicolas Ropert, y a assisté

Trois d'entre eux, qui vivent dans la bande de Gaza, contrôlée depuis 2007 par le Hamas, n'ont pu se déplacer, Israël ayant refusé de les laisser passer.

La fin des divisions ?

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne :

En ce jour et après l'annonce du gouvernement d'unité nationale, nous proclamons la fin des divisions qui ont provoqué des dégâts catastrophiques pour notre cause.

Les institutions provisoires palestiniennes sont paralysées depuis que le Fatah d'Abbas a été délogé de la bande de Gaza en juin 2007 par les islamistes du Hamas. Les Israéliens s'opposent à cette réconciliation interpalestinienne en soulignant que le Hamas refuse de reconnaître son droit à l'existence et ne renonce pas à la violence. Ils ont menacé l'Autorité palestinienne de sanctions financières si ce gouvernement d'union est constitué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en garde dimanche les pays qui reconnaîtraient le nouveau gouvernement palestinien.

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