Le cople franco-allemand à l'épreuve de la crise grecque
Le cople franco-allemand à l'épreuve de la crise grecque © REUTERS/Philippe Wojazer

Alors que le couple franco-allemand a traversé une période de tension inégalée tout au long de cette crise, François Hollande a rappelé lundi l'importance de sa relation avec la chancelière Merkel.

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Ils étaient partis à Bruxelles avec des intentions absolument divergentes : l'Allemagne envisagait clairement la possibilité d'un "Grexit", un scénario que la France voulait à tout prix éviter.

La valeur la plus importante, à savoir la confiance et la fiabilité, a été perdue. Il n'y aura pas d'accord à n'importe quel prix avec la Grèce

Disait Angela Merkel à son arrivée au sommet de la zone Euro.

Alors que pour François Hollande :

Il n'y a pas de Grexit provisoire ou pas, il y a la Grèce dans la zone euro ou plus la Grèce dans la zone euro, mais à ce moment là c'est une Europe qui recule et cela je n'en veux pas. Il faut tout faire pour trouver un accord ce soir".

Même si ce n'est pas la première fois que le moteur franco-allemande tousse, cette tension, face à l'urgence de la crise, a tendu les négociation mais aussi soulevé beaucoup de questions en France.

Une "divergence" dans laquelle l'opposition s'est glissée accusant François Hollande de désolidariser la France de l'Allemagne, Nicolas Sarkozy - qui n'écartait pas l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro - a demandé dimanche à François Hollande qu'il "se ressaisisse" et qu'il "reconstitue une unité avec la chancelière allemande Merkel". La Gauche radicale, reproche à l'inverse à François Hollande de céder à Berlin.

Pour Manuel Valls, interrogé ce lundi matin sur France Inter

François Hollande a voulu préserver pleinement le couple franco-allemand

Les différences exprimées par les deux leaders accompagnent celles de leurs opinions publiques. Elle sont donc moins un signe de désaccord personnel que de lignes nationales différentes. Reste que le couple franco-allemand est au centre d'une zone éuro divisée, et que de sa solidité dépend celle "brinqueballante", de l'Europe.

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