Convoi de véhicules d'EI sur une route menant à Raqqa
Convoi de véhicules d'EI sur une route menant à Raqqa © photo de propagande d'EI/AP

Il y a un an, ils étaient plus de 1 500 en moyenne à rejoindre les troupes de Daech chaque mois, ils ne seraient plus que 2 à 300 aujourd'hui affirme un responsable américain au sein de la coalition de lutte contre le groupe Etat islamique. Une hémorragie qui s'ajoute à une augmentation des désertions.

Les chiffres sont là assure-t-on au sein de la coalition, de moins en moins de combattants étrangers rejoignent l'organisation terroriste. Certes, ce discours est là pour appuyer une guerre psychologique, pour montrer que le groupe Etat islamique n'est pas invincible, qu'il perd de sa puissance, bref, abimer son aura, détruire sa capacité d'attraction. Mais au-delà de ces mots, il y a effectivement des faits.

Le groupe état islamique a récemment perdu le contrôle postes frontières stratégiques pour le passage des combattants. La Turquie, longtemps pointée du doigt pour sa complaisance, a sérieusement accru sa surveillance aux frontières. Et dans les pays d’origines, les départs potentiels ont été diminué par le démantèlement de certaines filières.

Par ailleurs, assure-t-o,n les finances de l'organisation sont moins florissantes. On a parlé il y a quelques mois de ces affichettes dans les rues de Raqqa informant d'une baisse de la solde des combattants et la coalition assure avoir détruit d'importantes réserves d'argent liquide lors de frappes.

Mais si les départs vers la Syrie et l'Irak diminuent, cela ne veut pas dire pour autant que le groupe état islamique ne séduit plus. Les sympathisants sont incités à rester dans leurs pays d'origine pour y mener des actions et beaucoup d'experts s'inquiètent que le chaos en Libye n'offre une alternative à ceux qui envisageaient de partir en Syrie ou en Irak.

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