Fumio Kishida (à gauche) et Yun Byung-Se (à droite)
Fumio Kishida (à gauche) et Yun Byung-Se (à droite) © Reuters

Le terme est un euphémisme pour parler, côté nippon, de l'esclavage sexuel dont ont été victimes près de 200 000 Sud-Coréennes pendant la Seconde guerre mondiale. Les deux pays ont signé un accord ce lundi qui devrait régler définitivement leur différend.

Le Japon y reconnaît officiellement sa "responsabilité" sur cette question, et s'engage à contrinuer à un fond spécial pour venir en aide aux dernières "femmes de réconfort" encore vivantes (elles sont 46 aujourd'hui).

Les précisions de notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Il s'agit d'un accord historique entre les deux pays , dont les relations étaient empoisonnées depuis plusieurs décennies par cet épisode sombre de leur histoire commune. Le ministre des Affaires étrangères japonais, Fumio Kishida, a assuré son homologue coréen Yun Byung-Se de la sollicitude du Japon moderne avec le sort de ces femmes.

Le Premier ministre Shinzo Abe présente une nouvelle fois ses excuses sincères à toutes celles qui, en tant que "femmes de réconfort", ont connu tant de souffrances et subi des blessures physiques et psychologiques incurables.

Washington n'aura plus à jouer les intermédiaires

De son côté, la Corée du Sud affirme qu'elle considérera le contentieux définitivement clos lorsque le Japon aura mis en oeuvre concrètement ses engagements . La position officielle du Japon depuis des années était de considérer unilatéralement la question close après des excuses officielles formulées en 1993. Mais la Corée du Sud estimait qu'elles étaient insuffisantes et demandaient à Tokyo de rompre plus clairement avec son sombre passé.

Les tensions entre les deux pays les empêchaient notamment de signer un accord bilatéral de partage d'informations militaires sensibles. Washington, dans le cadre d'un accord trilatéral, se chargeait jusqu'ici de jouer les intermédiaires.

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