Début du dépouillement au Mali
Début du dépouillement au Mali © MaxPPP/Tanya Bindra

Le Mali attend les résultats du premier tour de la présidentielle qui s'est déroulé hier. Les maliens élisent leur futur président en espérant prendre un nouveau départ, six mois après l’intervention française dans le pays contre les islamistes.

Des observateurs nationaux indépendants ont constaté "une grande mobilisation des électeurs", surtout dans le sud, du pays.

A Kidal, dans le nord-est du pays, le vote ne s'est pas déroulé pas avec le même enthousiasme. C'est l'un des fiefs du MNLA, l'un des principaux mouvements de la rébellion touarègue. Et malgré la présence militaire française, la région est encore très instable.

Malgré tout, le premier tour s'est achevé sans qu'aucun incident ne soit à signaler malgré les menaces des islamistes.

Dès hier soir, de premiers résultats collectés par des journalistes maliens dans des bureaux de vote à travers le pays donnaient une nette avance à l'un des favoris, Ibrahim Boubacar Keita, 69 ans, candidat malheureux en 2002 et 2007 et affublé d'une réputation d'homme à poigne.

Ces résultats non officiels indiquent que Keita, dit IBK, pourrait même créer la surprise et l'emporter dès le premier tour.

L'autre grand favori du scrutin est Soumaïla Cissé, 63 ans, ancien ministre des Finances et ex-président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.

A Bamako la correspondance de Philippe Randé

Un futur président forcément contesté ?

La France souaite évidemment la reussite de ces élections et espère retirer une bonne partie de ses quelque 3.000 hommes sur place d'ici la fin de l'année. Les pays donateurs ont promis plus de 3 milliards d'euros d'aide à la reconstruction après l'élection.

Cette élection présidentielle intervient seulement 6 mois après l’intervention française au Mali. Le pays est en pleine reconstruction et les observateurs craignent des fraudes.

Pour Pierre Boiley, historien à l'Université Paris 1 et spécialiste de l'Afrique subsaharienne, cette élection arrive trop tôt, même si les raisons sont légitimes. Pierre Boiley répond à Yann Gallic

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élection mali © idé / idé

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