Le procès de James Alex Fields, militant néo-nazi qui avait foncé dans la foule en août 2017 à Charlottesville, aux États-Unis, s'ouvre ce lundi. Son geste avait causé la mort d'une jeune femme et blessé une trentaine de personnes parmi les contre-manifestants présents ce jour là et déclenché une tempête politique.

La rue où s'est passé le drame, rebaptisée Heather Heyer, du nom de la jeune femme tuée, et son mémorial improvisé
La rue où s'est passé le drame, rebaptisée Heather Heyer, du nom de la jeune femme tuée, et son mémorial improvisé © Radio France / Grégory Philipps

Dans la ville de Charlottesville, encore traumatisée, s'ouvre ce lundi et pour trois semaines le procès du militant néo-nazi responsable de la mort d'une jeune femme et des blessures de 30 autres, en fonçant dans la foule de contre-manifestants avec sa voiture.

La 4e rue, dans le centre de Charlottesville, a été rebaptisée du nom d’Heather Heyer, cette jeune femme de 32 ans tuée par cette voiture lancée à pleine allure, dans la foule des contre-manifestants. Sur les lieux du drame, un mémorial improvisé, toujours là. Et des habitants qui, dimanche soir encore, venaient s’y recueillir, comme Daniela : "cette ville était paisible avant, dit-elle. On n'avait jamais vu de nazis ou de fascistes ici. Vous savez, nous n'oublierons jamais ni cette jeune femme, ni ce qui s’est passé ce jour là".

Néo-nazis et contre-manifestants mis sur un pied d'égalité par Donald Trump, à l'époque

Le drame de Charlottesville s’était très vite transformé en tempête politique quand trois jours après la mort d’Heather Heyer, Donald Trump avait déclaré : "je pense que la responsabilité est des deux cotés". Le président américain mettait sur le même pied d’égalité les néo-nazis, suprématistes blancs venus manifester pour défendre la statue du général sudiste Robert Edward Lee, et les contre manifestants.

Ce lundi, James Alex Fields va donc comparaître devant le tribunal de Charlottesville. L'homme âgé de 21 ans devra répondre de trente chefs d’inculpation, dont celui crime de haine, et risque la peine de mort.

La mère d’Heather Heyer souhaite elle que le procès du meurtrier présumé de sa fille serve la cause antiraciste. "Concentrons nous sur la raison pour laquelle Heather est morte, disait Susan Bro en aout 2018 sur CNN à l’occasion du premier anniversaire du drame. Regardons ce pourquoi ma fille est morte, ainsi que tous les problemes que nous avons encore à résoudre."

Quant à la statue du général sudiste Robert Edward Lee, que les militants d’extrême droite étaient venues défendre, elle est toujours en place. Dans un parc situé à deux rues seulement du tribunal.

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