Ebola en Guinée
Ebola en Guinée © CC EC/ECHO

La fièvre hémorragique a déjà tué 729 personnes en Sierra Léone, Libéria et Guinée. Les trois pays sont réunis ce vendredi à Conakry pour mettre en place un plan d’urgence. « L’épidémie avance plus vite que les efforts pour la contrôler », selon l'OMS.

Un rappel, tout d’abord : il n’existe ni traitement, ni vaccin contre le virus Ébola. Le 25 juillet dernier, pour la première fois un passager d’avion en provenance de Lomé au Libéria est mort à Lagos (Nigéria), après avoir transité par Lomé (Togo). Ce premier décès hors de la zone de l’épidémie fait craindre une propagation mondiale. Le Liban, qui compte de nombreux ressortissants dans les pays concernés, a mis en place des mesures de précautions pour éviter toute propagation, et la compagnie Emirates a suspendu jusqu’à nouvel ordre ses vols vers la capitale guinéenne Conakry.

75 millions d’euros pour un plan international

C’est là, à Conakry, que se tient ce vendredi un sommet réunissant les trois pays d’Afrique de l’Ouest où la maladie fait des ravages, ainsi que la côte-d'Ivoire voisine et. l’OMS. L'organisation Mondiale de la Santé promet 75 millions d’euros pour appuyer la mise en place d’un plan d’action qui doit déployer des centaines de travailleurs humanitaires dans les régions touchées.

La ministre de la santé ivoirienne, Raymonde Goudou-Coffie, tire la sonnette d'alarme:

Ce n'est pas un problème libérien, ni sierra-léonais, ni guinéen. C'est un

problème international

Un sommet international se tiendra à l’Organisation Mondiale de la Santé, à Genève, les 6 et 7 août. Une prise de conscience internationale tardive, alors qu’Ébola semble échapper à tout contrôle sanitaire.

Le reportage de Annaïg Haute:

Des risques limités en France

Le ministère des Affaires étrangères recommande instamment de suspendre tout projet de voyage vers l’un des pays concernés par l’épidémie. »Nous avons les moyens de faire face à Ébola » rassure Marisol Touraine, qui appelle tout de même à "une extrême vigilance". Car la peur est bien là, comme en témoigne la brève hospitalisation jeudi à Toulouse d’un homme qui venait de débarquer de Sierra-Léone et avait été pris de fièvres suspectes dans l’avion. Tout risque avait été écarté rapidement, mais l’heure est bien au principe de précaution renforcé.

infographie Ebola
infographie Ebola © ide
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