ouverture d'une information judiciaire en france sur le vol mh370
ouverture d'une information judiciaire en france sur le vol mh370 © reuters

Les recherches du vol MH370 de la compagnie Malaysia Airlines, disparu il y a près de trois mois, ont subi un nouveau revers ce jeudi, les autorités australiennes ayant annoncé que l'épave du Boeing n'était pas au fond de l'eau dans la zone prévue.

Le vol MH370 a disparu sans laisser de trace le 8 mars dernier avec 239 personnes à bord peu après son décollage de Kuala Lumpur, à destination de Pékin.

Presque trois mois plus tard, le mystère reste entier. Les précisions de Caroline Laffargue

Les enquêteurs avaient repris espoir début avril après la captation d'une série de signaux acoustiques, censés provenir des boîtes noires de l'avion, dans une zone justement située près de sa dernière localisation par les données satellitaires, à environ 1.600 km au large de la côte nord-ouest de l'Australie.

Mais, selon le Bureau des transports australien, il s'agissait d'une fausse piste :

L'avion n'y repose pas. Les recherches à proximité des signaux acoustiques peuvent désormais être considérées comme terminées.

Le spécialiste de l'aéronautique à Radio France Michel Pollaco a livré son analyse à Angélique Bouin :

La seule certitude que l'on ait, plus que ces balises, ce sont les informations qui ont été données par la société Inmarsat au bout de quelques jours après la disparition de l'avion [...] qui à partir d'analyses par des mathématiciens savants et de tous les signaux qui avaient été reçus par les satellites Inmarsat avait estimé que cet avion se trouvait dans le sud de l'océan indien.

"Nous ne savons ce que sont ces signaux"

L'équipe va encore prendre deux ou trois semaines pour réétudier et réanalyser les données. "Nous ne savons pas ce que sont ces signaux", explique le Burau des transports australien.

Auparavant, un responsable de la marine américaine avait déclaré jeudi sur CNN que les quatre signaux acoustiques détectés dans le sud de l'océan indien les 5 et 8 avril ne provenaient probablement pas des boîtes noires de l'appareil :

Notre meilleure hypothèse jusqu'à présent est que ces signaux ont en fait été produits par le bateau ou par l'électronique du Towed Pinger Locator (un système de détection des signaux sous-marins).

Parallèlement aux recherches en surface, à l'examen des données satellitaires et aux recherches sous-marines par sonar, les autorités ont demandé à l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBOT) de vérifier son système d'hydrophones, sortes de micros sous-marins destinés à capter d'éventuels essais nucléaires, pour identifier d'éventuelles pistes sur le lieu du crash de l'appareil.

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