lancement prochain des essais cliniques du vaccin contre le virus ebola
lancement prochain des essais cliniques du vaccin contre le virus ebola © reuters

Le virus a déjà tué plus de 1.500 personnes en Afrique de l'Ouest, depuis l'apparition de l'épidémie en mars dernier. En Guinée, on a connu deux fois plus de cas au mois d'août. Reportage à Conakry, la capitale, où MSF lutte au quotidien.

C'est peu de dire que les secours sont inquiets sur place. Ils voient au quotidien l'épidémie se propager, et ne parviennent pour l'instant pas à l'endiguer totalement.

Selon le dernier bilan de l'OMS (publié le 26 août), on a déjà recensé 3.069 cas (694 au Liberia, 430 en Guinée, 422 en Sierra Leone et six au Nigeria). La moitié sont morts d'Ebola. Un premier cas a été annoncé vendredi au Sénégal. À terme, l'organisation internationale dit redouter jusqu'à 20.000 cas si le virus continue à se propager au même rythme.

À Conakry, la capitale guinéenne, Médecin sans Frontière a installé un centre de traitement. Mais son coordinateur sur place, Marc Poncin, ne cache pas son inquiétude.

Aujourd'hui, la situation est grave et on n'est pas près d'y mettre fin. On n'aurait jamais imaginé une telle situation six mois plus tôt.

Difficile donc de limiter les dégâts face à cet ennemi invisible. D'autant que les médecins doivent ausi faire face aux rumeurs en tout genre, qui les gênent au quotidien dans leur travail de détection et de soin. L'une des solutions, c'est de faire appel directement à la population, en particulier aux rescapés. MSF a décidé de faire appel à eux pour sensibiliser leurs compatriotes aux risques.

Le reportage à Conakry de Sébastien Baer avec l'une de ces ambassadrices

Le travail sur place est non seulement difficile mais aussi risqué : parmi les 1.500 personnes tuées par le virus depuis le début de l'année, on compte "plus de 120" agents de santé, selon l'OMS.

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