Drapeau iranien
Drapeau iranien © Reuters / Heinz-Peter Bader

On parle, on négocie, on marchande beaucoup sur les bords du Lac Léman pour résoudre la crise du nucléaire iranien. Un accord définitif doit être conclu au plus tard le 30 juin, mais le sujet divise tant qu'on imagine mal tout le monde s'entendre.

La date-butoir ? Elle est de toute façon déjà passée, depuis minuit dans la nuit de mardi à mercredi. Peu importe : la question est si sensible qu'elle nécessitait (au moins) quelques heures de discussions supplémentaires. Et ce, même si les négociateurs eux-mêmes ont dû parfois quitter temporairement la table des négociations à l'hôtel Beau Rivage, qui retient plus longtemps que prévu les diplomates.

Laurent Fabius a ainsi dû rejoindre Paris pour le conseil des ministres mercredi matin, avant de revenir le lendemain. Un voyage durant lequel il a publiquement estimé que "les choses ont avancé mais pas encore suffisamment pour qu'on puisse immédiatement conclure".

Quant à Angela Merkel, elle estimait elle aussi qu'il fallait espérer "un compromis [...] qui corresponde aux conditions que nous avons posées, à savoir que l'Iran ne puisse pas accéder à l'arme nucléaire".

Netanyahu inquiet à distance

Plusieurs pays du groupe 5+1, comme la Russie et la Chine, faisaient eux état de progrès ces dernières heures, quand la France et la Grande-Bretagne préféraient rester prudents.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu estime de son côté qu'il n'est pas trop tard pour que les pays négociateurs obtiennent un "meilleur accord". Il avait estimé la veille que l'accord-cadre que les négociateurs tentent de trouver à Lausanne aurait pour conséquence de permettre à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire dans le délai d'un an.

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