Dans la nuit de samedi à dimanche, le célèbre panneau “Hollywood” aux Etats-Unis a été transformé en “Hollyweed”. Ce détournement n’est pas une première… loin de là !

Le panneau "Hollywood" transformé en "Hollyweed"
Le panneau "Hollywood" transformé en "Hollyweed" © AFP / Gene Blevins

L’image a fait le tour du monde ces dernières heures sur les réseaux sociaux : les célèbres lettres blanches formant le mot “HOLLYWOOD” à Los Angeles transformées en “HOLLYWeeD”, à l’aide de draps noirs et blancs.

A l’origine de ce détournement, un ou plusieurs plaisantins bien décidés à fêter la légalisation du cannabis (“weed” en anglais) à usage récréatif en Californie, adoptée par référendum le 8 novembre dernier. La police est à leur recherche : le site légendaire est protégé par de nombreuses alarmes, et par un système de vidéosurveillance.

Des précédents en 1976 et 1983

Mais ce détournement n’est pas une première : à deux reprises déjà (et toujours illégalement), les lettres ont été modifiées pour devenir “Hollyweed”. En 1976, l’étudiant en arts Danny Finegood avait déjà eu cette idée. Et c’était déjà pour célébrer l’assouplissement de la législation californienne sur le cannabis.

Et en 1983, un détournement similaire est même au cœur du synopsis du film de Chuck Vincent “Hollywood hot tubs”, dans lequel un adolescent devient réparateur de baignoires pour échapper à la prison après avoir vandalisé le panneau Hollywood.

Mais ce n’est pas tout : Danny Finegood, l’auteur du premier “Hollyweed” - qui lui avait valu un prix pour ce happening artistique - a réitéré à deux reprises, en avril 1976 puis en 1990, transformant successivement le panneau en “Holywood” (de “Holy” qui signifie “saint”) et “Oil war” (“guerre du pétrole”).

Détournements à des fins publicitaires

Le panneau publicitaire le plus célèbre du monde est successivement devenu “Perotwood” pendant la candidature de Ross Perot à la Maison-Blanche en 1992, “Raffeysod” pour la promotion du groupe “The Raffeys”, ou encore tout simplement “FOX” (en modifiant, de nuit, les trois premières lettres, et en plongeant les autres lettres dans le noir) pour le lancement de la chaîne de télévision du même nom en avril 1987.

Il faut dire qu’aux Etats-Unis, plusieurs artistes et collectifs maîtrisent l’art du détournement de supports publicitaires. Le BLF (pour Billboard liberation front, “Front de libération des panneaux publicitaires”), qui préfère parler "d'amélioration" que de "détournement", est connu pour ses détournements généralement minutieux de panneaux en ville.

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