Le pape a symboliquement réservé sa première visite européenne à l'Albanie
Le pape a symboliquement réservé sa première visite européenne à l'Albanie © Reuters / Arben Celi

Les six communautés religieuses du pays cohabitent pacifiquement depuis des années. Pour le pape François, ce voyage en Albanie (et son premier en Europe, hors Italie) est donc l'occasion de promouvoir à nouveau le dialogue entre les cultes.

Pour son premier déplacement en Europe. le pape François a donc choisi l'Albanie. Et ce n'est pas un hasard : c'est un pays où les catholiques sont certes minoritaires mais où six religions cohabitent dans la paix. Dimanche matin le pape a célébré une messe place Mère Teresa, au bout de l’immense avenue édifiée par le régime communiste dans la capitale Tirana. Le boulevard a été orné des visages des 40 martyrs catholiques, persécutés par le régime d’Enver Hoxha qui avait décrété l’athéisme d’Etat en 1976.

Le pape a salué le modèle albanais de coexistence pacifique entre les communautés, Anaïs Feuga

La visite ne doit durer qu'une journée, mais une journée intense. Après la messe, le pape François doit rencontrer les représentants des cinq autres communautés religieuses. Au total, le pape s’exprimera à cinq reprises.

Prochain arrêt : l'Union européenne

Cette visite doit beaucoup à la rencontre au printemps dernier entre le pape et le premier ministre albanais. Le courant est bien passé entre les deux hommes, et la situation particulière de ce pays a fini de convaincre le pape. L’Albanie est un pays laïc, où les communautés religieuses coexistent dans l’harmonie, où les institutions ont mis en place un comité des cultes. Auparavant, le pays a vécu des années de répression forcenée de la religion, pendant lesquelles les lieux de cultes ont été détruits, certains transformés en salle de sport.

Aucun autre voyage n’est programmé pour l'instant dans la vieille Europe. Pour ce Pape sud-américain, c’est sans doute ailleurs que se trouve l’avenir de l’Eglise catholique. En revanche, François réserve son premier voyage sur le sol de l’Union aux institutions européennes, avec sa visite au parlement de Strasbourg, le 25 novembre. Un lieu symbole, là aussi, de l’entente entre les peuples déchirés par la guerre.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.