Le pape François
Le pape François © MaxPPP/Evandro Inetti

Lors de son premier discours aux autorités sud coréennes, le pape François a fait appel à l'unité avec le voisin nord coréen.

Welcome in Asia. Le pape Francois ne sait pas encore s’il sera le bienvenue en Asie, mais il connait l'importance des ces cinq jours. Un séjour déterminant pour la suite de sa relation avec ce continent.

A peine arrivé qu'il a placé son périple sous le signe de la paix. " L'espérance de la justice, de la paix, de l'unité concourent non seulement au bien du peuple coréen mais aussi de toute la région et du monde entier." Ajoutant qu'il était " nécessaire de transmettre aux jeunes le don de la paix." Et ce alors que Pyongyang a tiré jeudi matins trois missiles de courte portée.

S’il ne doute pas du bon accueil de la Corée du Sud, où il présidera les Journées de la jeunesse catholique, son attention se portera également sur les réactions de la Chine. Un pays avec lequel le Vatican est brouillé depuis 1949.

Les précisions à Séoul d'Anaïs Feuga

Antoine-Marie Izoard, consultant France Inter au Vatican, et directeur de l'agence de presse I.Media, invité du 13h de Patrick Boyer

Un signe de détente venu de Pékin

Lors de chacun de ses déplacements, le Pape envoie un message aux dirigeants des pays dont il traverse l'espace aérien. De tout son pontificat, Jean-Paul II n’a jamais eu l’autorisation de survoler l’empire du milieu. Cette fois-ci la Chine a répondu favorablement à la demande. Un "signe de détente" pour le père Bernardo Cervellera, directeur de l’agence de presse Asia News basée à Rome.

La Chine vit une relation particulière avec la religion catholique. Entre une communauté dite "officielle", connue sous le nom d’Association patriotique catholique chinoise reconnue par le Parti Communiste Chinois, et celle qui reconnait le pape comme la plus haute autorité catholique. Mais la reconnaissance par le Vatican de Taiwan reste un obstacle majeur à la réconciliation sans parler du dossier tibéain qui n’a fait qu’exacerber les relations entre la Chine et le Vatican. Autre point de friction la dénonciation ces derniers mois d’une répression des autorités chinoise sur les bénévoles chrétiens à la frontière nord-coréenne.

La Corée du Sud comme premier test

Le pape Francois joue donc gros sur une terre coréenne qu’un souverain pontife n’a foulé depuis 1989. Durant la visite, il célébrera quatre messes, dont une le jour de l'Assomption et une cérémonie de béatification de 124 martyrs coréens. Il s’entretiendra avec les leaders des sept religions du pays et rencontrera également la présidente sud-coréenne Park Geun-hye.

Les explications de Anaïs Feuga

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