Le pape François
Le pape François © MaxPPP/ANSA/Ettore Ferrari

Dans une déclaration à l'intention des prêtres, évêques et autres cardinaux qui l'assistent à la tête de l'Église catholique, François les a mis en garde contre un "Alzheimer spirituel" qui frapperait les plus carriéristes et manipulateurs d'entre eux.

Esprit de Noël ou non, le pape François n'a pas été tendre avec la Curie romaine, cette assemblée censée l'aider dans sa mission de chef des catholiques. Pour lui, ils sont frappés d'un certain nombre d'afflications liées, pêle-même, au carriérisme, aux manigances et à l'avidité de certains de ses membres.

La Curie doit changer, s'améliorer. Une Curie qui ne se montre pas critique à l'égard d'elle-même, qui n'évolue pas, qui n'essaie pas de s'améliorer, est un corps malade.

François a dressé une liste de 15 "maux et tentations", allant de l'"Alzheimer spirituel" de ceux qui se laissent subjuguer par les biens matériels et le pouvoir à la "schizophrénie existentielle" de ceux qui ont succombé à un état d'esprit dépourvu de joie et de compassion.

Garder "une dose d'humour"

Le souverain pontife a poursuivi en affirmant que certains membres de la Curie se considéraient comme "immortels, à l'abri ou même indispensables", apparemment en référence à plusieurs cardinaux à la retraite qui demeurent au Vatican où ils continuent d'exercer une influence.

Il a expliqué aux membres de son auditoire que beaucoup d'entre eux avaient souffert de "la rivalité et de l'orgueil". Il a dénoncé les supérieurs favorisant leurs protégés et les subordonnés se montrant serviles à l'égard de leurs maîtres pour favoriser leurs carrières. Il a également pointé du doigt ceux qui entretenaient la presse avec des ragots et de fausses informations.

De quoi se fâcher durablement avec le premier cercle du Vatican ? Le pape François a achevé son discours en souhaitant tout de même à la Curie un joyeux Noël... Tout en l'appelant à toujours garder (comme lui, sans doute) d'une "dose d'humour".

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