Le dernier bilan fait état de 39 morts et de dizaines de blessés dont plus de 20 étrangers, parmi lesquels quatre français. Les forces kurdes nient être impliquées.

Beaucoup de victimes n'ont pas encore été identifiées
Beaucoup de victimes n'ont pas encore été identifiées © Reuters / Ihlas News Agency/Murat Ergin

L'homme a ouvert le feu à 1H15 dimanche (00H15 à Paris) dans une boîte de nuit d'Istanbul. 39 personnes sont mortes dans l'attaque et 69 autre ont été blessés. Une chasse à l'homme a été lancée par le ministre de l'intérieur turc, sans succès pour l'instant. L'attentat n'a pas été revendiqué. Les PKK kurde ainsi que les rebelles du TAK (Faucons de la liberté du Kurdistan) ont nié toute implication dans cette attaque.

700 à 800 personnes fêtaient le passage à l'année 2017 au "Reina", une boite de nuit qui se trouve dans le quartier d'Ortaköy, au bord du Bosphore, dans la partie européenne de la plus grande ville de Turquie. Elle est fréquentée par la jet-set turque et par les touristes. Ils sont d'ailleurs une quinzaine parmi les victimes dont une Franco-Tunisienne, une Belge. Jean-Marc Ayrault a annoncé que trois Français faisaient également partie des blessés. Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête.

L'enquête, pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, a été confiée à la Sdat (Sous-direction antiterroriste) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent un homme débouler devant l'entrée de la discothèque en tirant et semant la panique parmi les personnes rassemblées. Les récits des rescapés font penser aux témoignages entendus après l'attentat au Bataclan.

Mon mari m’a protégé avec son corps. Les gens nous marchaient dessus

Ecoutez le témoignage de Sinem Uyanık, recueilli à Istanbul par Alexandre Billette. Elle se trouvait avec son mari dans la discothèque

Les autorités turques avaient annoncé le déploiement de 17.000 policiers dans Istanbul afin d'encadrer les festivités du Nouvel An. Elles avaient par ailleurs précisé que des policiers seraient déguisés en père Noël pour détecter la moindre anomalie au sein des foules.

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé que cet attentat visait à "détruire le moral du pays et semer le chaos" dans un pays qui a été la cible de nombreuses attaques qui ont notamment ensanglanté Ankara et Istanbul. La Turquie, engagée contre l'Etat islamique dans le nord de la Syrie, est une cible publiquement désignée de l'organisation djihadiste. Elle combat également les séparatistes kurdes sur son propre territoire.

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