Au pouvoir depuis 21 ans et régulièrement accusé depuis des années de graves atteintes aux droits de l'Homme
Au pouvoir depuis 21 ans et régulièrement accusé depuis des années de graves atteintes aux droits de l'Homme © Reuters

Le président sortant du Bélarus, Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 21 ans, a obtenu un cinquième mandat à l'issue d'une élection d'où les principaux responsables de l'opposition étaient absents.

C’est la présidente de la commission électorale centrale, Lidia Lermochina, a annoncé au cours d'une conférence de presse télévisée les résultats du scrutin : cette nuit, pour la cinquième fois, Alexandre Loukachenko est sorti gagnant d’une élection marquée par l’absence des principaux responsables de l’opposition.

Loukachenko multiplie les gestes de bonne volonté

Au pouvoir depuis 21 ans et régulièrement accusé depuis des années de graves atteintes aux droits de l'Homme, de réprimer l'opposition et de museler la presse, Alexandre Loukachenko, 61 ans, a multiplié ces derniers mois les gestes de bonne volonté. Il a notamment libéré les derniers prisonniers politiques du pays, dont l'opposant numéro un Mikola Statkevitch, relâché fin août après cinq ans de prison. Ce geste a été apprécié par Bruxelles, qui s'est donné jusqu'à la fin du mois pour décider de la suite à donner aux sanctions. L'Union européenne envisage en conséquence de lever les sanctions qui le frappent depuis 2011.

L’opposition avait appelé au boycott du scrutin

Les autorités biélorusses avaient fait un important effort pour garantir un taux de participation élevé, en organisant un vote anticipé qui avait commencé mardi. Plus d'un tiers du corps électoral de la Biélorussie, qui compte un peu plus de 7 millions d'électeurs avait voté avant la journée de dimanche. Les principaux dirigeants de l'opposition, empêchés de participer à l'élection, avaient appelé les électeurs à boycotter le scrutin. Le niveau élevé de la participation annoncé par la commission électorale répond au souhait Alexandre Loukachenko de voir le scrutin reconnu par les Occidentaux, malgré les appels de l'opposition au maintien des sanctions.

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