Giorgio Napolitano est lui-même à la manœuvre et consulte depuis hier les partis politiques pour tenter de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve l’Italie depuis les dernières élections.

giorgio napolitano a dissous le parlement italien
giorgio napolitano a dissous le parlement italien © reuters

La gauche dispose de la majorité absolue à la Chambre des députés mais pas au Sénat, où gauche, droite de Berlusconi et Mouvement 5 étoiles ont un poids similaire (entre un quart et un tiers de l'électorat).

Jeudi, le chef de la gauche italienne Pier Luigi Bersani a annoncé avoir renoncé à former un gouvernement, faute d'avoir pu constituer une majorité parlementaire stable pour le soutenir.Hier, le Mouvement cinq étoiles à réclamé au président Napolitano un gouvernement sous ses propres couleurs et rejette toujours toute alliance à droite ou gauche ou même à un gouvernement technique.

Berlusconi, lors de son entrevue avec le président Napolitano, a proposé à nouveau une alliance droite-gauche pour gouverner le pays. Mais pour Pier Luigi Bersani, un tel gouvernement n'est pas acceptable.

Les centristes menés par Mario Monti, le chef de gouvernement sortant, se sont, eux aussi, dits disposés à une "grande coalition".

Giorgio Napolitano pourrait aussi tenter l’hypothèse du gouvernement purement technique dirigé par une personnalité neutre, et qui se limiterait à quelques mesures comme la nouvelle loi électorale, budget, réduction des coûts de la politique, avant de nouvelles élections dans 9 ou 12 mois.

A Rome, le reportage d'Anaïs Feuga

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Infographie Italie © IDE

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