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Le dernier prix décerné par le Comité Nobel revient aux Américains Eugene Fama, Lars Peter Hansen et Robert Shiller. Tous trois sont récompensés pour avoir étudié les marchés financiers.

Les trois économistes sont à l'origine de plusieurs "analyses empiriques des prix des actifs".

"Les lauréats ont posé les bases de la compréhension actuelle des prix des actifs. Celle-ci repose en partie sur les fluctuations du risque et les attitudes envers le risque, et en partie sur les biais comportementaux et les frictions des marchés", souligne l'Académie royale des Sciences de Suède.

Vendredi: Nobel de la Paix, contre les armes chimiques

l'oiac devrait recevoir le prix nobel de la paix, selon la télévision norvégienne
l'oiac devrait recevoir le prix nobel de la paix, selon la télévision norvégienne © reuters

Après l'Union européenne l'année dernière, c'est à nouveau une institution qui est récompensée par le Nobel de la Paix : l'Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Elle supervise notamment la destruction de l'arsenal chimique syrien.

Un prix en lien direct avec l'actualité, puisque l'OIAC a été chargée par les Etats-Unis et la Russie de détruire la totalité de l'arsenal de Bachar al-Assad, suite à une réunion le mois dernier à Genève.

Le président du comité Nobel, Thorbjørn Jagland, au micro de Grégory Tervel.

L'idée c'est de lancer un message fort en pleine crise syrienne, l'OIAC dit d'ailleurs espérer que ce prix "convaincra tous les pays d'interdire les armes chimiques".

Un message clair pour Olivier Lepick, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique. Il était l'invité de Claire Servajean et Simon Tivolle.

En Syrie, l'annonce du prix n'a pas convaincu les rebelles. Pour Salam Kawakibi, chercheur syrien proche de l'opposition, c'est "une insulte aux victimes".

Le prix lui-même sera remis à Oslo le 10 décembre prochain, date anniversaire de la naissance de l'industriel suédois Alfred Nobel. Assez ironiquement, ce dernier était lui-même chimiste, fabricant d'armes et inventeur de la dynamite.

Jeudi: Nobel de littérature, des nouvelles et trop de bonheur

Le Prix Nobel de Littérature a été attribué à Alice Munro, canadienne née en 1931. Elle est l’une des plus grands auteurs de nouvelles de sa génération. Elle a grandi dans l’Ontario et écrit depuis l’âge de 12 ans. Elle a reçu le Booker Prize en 1978 .

alice munro, prix nobel de littérature
alice munro, prix nobel de littérature © reuters

Ces thèmes de prédilection sont l'amour, le destin des femmes et les différences de classes sociales.

Elle fabrique ses nouvelles comme des romans miniatures, sans se priver d’inventivité sur la forme, changeant de point de vue, ou de temporalité.

L’une de ses nouvelles les plus réussies porte en titre une énumération qui se chante presque comme une comptine : "Haine amitié, amourette, amour, mariage ".

Ce recueil de nouvelles évoque la vie de toutes jeunes filles pour finir par un conte sans concession sur la vieillesse.

Les mots d’Alice Munro font mouche , elle écrit au scalpel, pour dépeindre les drames et les chagrins de la vie.

Son dernier ouvrage, "Trop de bonheur " est paru aux éditions de L'olivier.La nouvelle L'Ours traversa la montage a été adaptée au cinéma en 2007

L'académie Nobel l'a récompensée car elle voit en elle " la souveraine de l’art de la nouvelle contemporaine ". Alice Munro est le 1er écrivain canadien ainsi couronné. Elle est la 13e femme Nobel de Littérature.

« Alice Munro est appréciée pour son art subtil de la nouvelle, empreint d’un style clair et de réalisme psychologique. [...] Ses histoires se déroulent généralement dans des petites villes, où le combat des gens pour une existence décente aboutit souvent à des problèmes relationnels et des conflits moraux - question qui est ancrée dans des différences de génération ou des projets de vie contradictoires. On trouve souvent imbriquées dans ses textes des descriptions d’événements quotidiens mais décisifs, sortes d’épiphanies, qui éclairent l’histoire ambiante et illuminent au flash les questions existentielles. »

REECOUTEZ Ilana Moryoussef dans le journal de 13h, avec Geneviève Brisac, écrivaine et éditrice qui a contribué à faire connaître Alice Munro en France. Geneviève Brisac décrit une styliste stupéfiante, qui travaille avec constance et modestie.

Mercredi: Nobel de chimie, modélisation des processus

Le prix Nobel de chimie 2013 a été attribué à l'Américano-Autrichien Martin Karplus, l'Américano Britannique Michael Levitt et l'Américano-Israélien Arieh Warshel pour leurs travaux réalisés dans les années 1970 sur la modélisation des processus chimiques, a annoncé mercredi le comité Nobel.

L'Académie royale des sciences suédoise précise:

Ils ont posé les bases des puissants programmes utilisés pour comprendre et prédire les processus chimiques.

Martin Karplus est notamment professeur au Laboratoire de chimie biophysique de l'université de Strasbourg.

Mardi: Nobel de physique, le boson de Higgs

Le prix Nobel de physique 2013 a été attribué mardi au Britannique Peter Higgs et au Belge François Englert, qui ont indépendamment postulé en 1964 l'existence du boson dit "de Higgs", en référence au premier scientifique.

le nobel de physique attribué à peter higgs et françois englert
le nobel de physique attribué à peter higgs et françois englert © reuters

Les deux chercheurs étaient favoris pour recevoir le prix, depuis des expériences du Cern, dans le grand collisionneur de hadrons (LHC), qui ont tendu à confirmer l'existence de cette particule, censée avoir donné sa masse à la matière.

A ECOUTER > Le boson de Higgs, un pot de confiture: les explications de Sophie Bécherel

L'Académie royale des sciences de Suède explique:

La théorie récompensée est une part centrale du Modèle standard de la physique des particules, qui décrit la manière dont le monde est construit.

En juin, François Englert, âgé de 81 ans, déclarait que les choses ne pouvaient être "aussi simples" que le Modèle standard, et que la confirmation de l'existence du boson aussi postulé par Peter Higgs, âgé de 84 ans, serait loin de répondre à toutes les questions sur l'univers.

Lundi: Nobel de médecine, les cellules et vésicules cytoplasmiques

Le Nobel de médecine est attribué à deux Américains et à un Allemand : James Rothman, Randy Schekman et Thomas Südhof sont récompensés pour leurs travaux sur les cellules et les vésicules cytoplasmiques.

le prix nobel de médecine attribué à deux américains et un allemand
le prix nobel de médecine attribué à deux américains et un allemand © reuters

Les travaux des trois chercheurs, explique le comité d'attribution de la prestigieuse récompense, ont permis de mieux comprendre la façon dont des perturbations dans le transport cellulaire contribuent aux maladies neurologiques, au diabète et aux troubles du système immunitaire. L'institut Karolinska de Suède précise :

Le prix Nobel 2013 honore trois chercheurs qui ont élucidé le mystère de la manière dont une cellule organise son système de transport.

Les trois lauréats, explique l'institut, ont découvert les principes qui gouvernent la façon dont le transport de petits "sacs" contenant des molécules (les vésicules) est assuré "au bon endroit et au bon moment" dans la cellule. Par exemple, leurs travaux permettent de mieux comprendre la fabrication de l'insuline et sa diffusion dans le sang à un endroit et un instant précis.

A ECOUTER > Pourquoi ont-ils été récompensés? Les explications de Danielle Messager

James Rothman, né 1950 à Haverhill, dans le Massachusetts, est passé par l'université californienne de Stanford, où il a entamé ses recherches et a rejoint l'université de Yale en 2008. Il a mis au jour le fonctionnement des protéines qui permet aux vésicules de fusionner avec leurs cibles.

Né en 1948 à St Paul dans le Minnesota, Randy Schekman a travaillé avec James Rothman à Stanford et travaille aujourd'hui à Berkeley. Il a découvert un ensemble de gènes nécessaires au trafic vésiculaire.

Quant à l'Allemand Thomas Südhof, il a expliqué comment des signaux donnent des instructions aux vésicules pour qu'elles livrent leur chargement avec précision. Né en 1955 à Göttingen, Thomas Südhof a accompli l'essentiel de sa carrière de chercheur aux Etats-Unis.

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