Le rideau est à peine tombé sur la Coupe du monde en Russie que déjà les regards se tournent vers 2022. Le prochain Mondial aura lieu dans quatre ans au Qatar, premier pays arabe à organiser cet événement planétaire.

Le chantier du stade de la Qatar Foundation avance très rapidement
Le chantier du stade de la Qatar Foundation avance très rapidement © Radio France / Christian Chesnot

Les chantiers avancent à grands pas. Malgré l'embargo imposé par ses voisins du Golfe qui reprochent à Doha son soutien à l'extrémisme religieux, le petit émirat assure qu'il ne sera pas en retard pour accueillir les équipes et leurs supporters.

À quatre ans et demi du début de la compétition, sur les huit stades qui doivent être construits ou rénovés, l'un d'entre eux - le Khalifa International Stadium à Doha - est déjà opérationnel. Deux autres, les stades Al-Wakrah et Al-Bayt, devraient être terminés avant la fin l'année, tandis que les travaux du Lusail Stadium (80 000 places), où auront lieu le match d'ouverture et la finale, avancent bien. Si bien que beaucoup de stades "sont déjà terminés à 60, 70 %", assure Yousuf Mohamed Al-Jaida, chef du Centre financier du Qatar.

Nos projets n'auront pas de retard, ils seront même livrés en avance.

Le chantier du stade de la Qatar Foundation, lui, tourne jour et nuit dans la fournaise de l'été. 4 500 ouvriers sont mobilisés pour construire cette enceinte de 45 000 places. Une véritable course contre la montre que compte bien remporter le Qatar. "Sur le terrain, tous les chantiers, que ce soit le métro, les stades ou les projets immobiliers, sortent de terre. _Nos projets n’ont pas de retard, ils seront même livrés en avance_", s'enthousiasme  Yousuf Mohamed Al-Jaida. Le métro à 36 milliards de dollars devrait ouvrir en 2019, ainsi que de nouvelles routes, des hôtels, des musées, de nouveaux quartiers et même... de nouvelles villes.

Le Qatar contourne l'embargo

Mais depuis un an, le Qatar subit l'embargo de l'Arabie Saoudite, des Émirats arabes unis et de leurs alliés. "Nous tiendrons le choc, martèle le ministre des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, le pays peut survivre avec une économie résiliente." Le ministre mise sur _"les engagements de la communauté internationale vis-à-vis de la Coupe du monde_, afin qu’elle soit à l’abris des sabotages des pays qui nous assiègent". 

Sans approvisionnement de matériaux depuis l'Arabie saoudite et les Emirats, le Qatar a rapidement trouvé une solution. Il importe ce dont il a besoin de Malaisie et de Chine. L'enjeu est énorme, pour sa coupe du monde, le Qatar a prévu d'investir 100 milliards de dollars en infrastructures.

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