Les États-Unis ont alerté lundi soir sur les préparatifs de ce qui ressemblerait à une nouvelle attaque chimique en Syrie et menace Damas de représailles.

L'attaque chimique présumée du 4 avril à Khan Cheikhoun, dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest) avait fait 88 morts, dont 31 enfants (photo d'illustration)
L'attaque chimique présumée du 4 avril à Khan Cheikhoun, dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest) avait fait 88 morts, dont 31 enfants (photo d'illustration) © Reuters / Stringer

Washington a détecté en Syrie les signes de préparatifs similaires à ceux qui avaient précédés l'attaque chimique perpétrée par le régime de Bachar el-Assad contre des civils le 4 avril dernier. Lundi soir, les États-Unis se sont dit prêts à riposter, si une nouvelle attaque a lieu.

"Les Etats-Unis ont identifié de potentiels préparatifs d'une autre attaque chimique par le régime syrien d'Assad qui pourrait provoquer le massacre de civils, y compris des enfants innocents", a écrit le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer dans un communiqué.

L'attaque chimique présumée du 4 avril à Khan Cheikhoun, dans la province rebelle d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, avait fait 88 morts, dont 31 enfants, provoquant l'indignation de nombreuses capitales qui mettent en cause le régime de Bachar al-Assad.

Damas réfute les accusations occidentales

Ce raid était, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la deuxième "attaque chimique" la plus meurtrière depuis le début du conflit en 2011 après celle au gaz sarin qui avait fait plus de 1.400 morts dans la banlieue de Damas en 2013. Le président américain Donald Trump avait d'ailleurs fait part de son émotion après l'attaque du 4 avril notamment en raison du nombre élevé d'enfants tués.

Du côté de Damas, on rejette les accusations de Washington, alors que les tensions sont de croissantes entre les deux pays. Les Etats-Unis ont ainsi abattu le 18 juin un avion syrien dans l'est de la Syrie, expliquant que l'appareil menaçait des FDS alliées de la coalition.

Et à trois reprises au moins depuis le début mai dans la région d'Al-Tanaf, près de la frontière avec l'Irak et la Jordanie, les forces américaines ont bombardé des forces pro-régime qui menaçaient des soldats de la coalition.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.