Voilà trois ans que Julian Assange est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres
Voilà trois ans que Julian Assange est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres © MaxPPP

Julian Assange est à nouveau sous les feux des projecteurs. Ce vendredi matin, un comité d'experts de l'ONU a estimé que le fondateur de WikiLeaks faisait l'objet d'une détention arbitraire.

Voilà trois ans que Julian Assange est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres alors que la Suède demande à pouvoir l'entendre sur des accusations de viol. Dès l'annonce de cette prise de position des experts de l'ONU, Stockholm et Londres ont fait part de leur désaccord. Il n'empêche, pour l'Australien, c'est déjà un premier pas.

L’avis du comité de l’Onu est une bouée de secours pour Julian Assange. Après plus de trois ans et demi de réclusion forcée à l’ambassade d’Equateur à Londres, le fondateur de WikiLeaks trouve un soutien de poids. Les experts de l’ONU estiment qu’il doit être libéré et qu’il a le droit à des compensations mais leurs avis n’est pas contraignant.

Le parquet suédois et les autorités britanniques l’ont donc rejeté ce vendredi matin. Pour eux cela ne change rien. Assange, accusé de viol par une plaignante en Suède, est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt européen et Londres a l’obligation de l’arrêter et de l’extrader s’il sort de l’ambassade.

Pour les avocats de l’Australien, le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire s’appuie sur des textes internationaux. Ses avis sont donc indirectement contraignants. Assange doit pouvoir sortir et récupérer son passeport.

Il est peu probable que la situation change radicalement dans les heures ou les jours à venir mais cet avis de l’ONU donne des munitions à la défense de Julian Assange.

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