Emmanuel Macron est au Tchad ce week-end pour réveillonner avec les soldats de la force Barkhane. Le président français rencontrera également le président tchadien Idriss Déby, fidèle allié dans la lutte anti-terroriste au Sahel où le Tchad est en première ligne.

Idriss Déby et Emmanuel Macron en octobre dernier au sommet de la Francophonie à Érévan
Idriss Déby et Emmanuel Macron en octobre dernier au sommet de la Francophonie à Érévan © AFP / Ludovic MARIN

C'était il y a deux semaines à peine, comme un cadeau avant l'arrivée d'Emmanuel Macron, la signature d'un prêt de 40 millions d'euros, coup de pouce de la France à son allié tchadien pour pouvoir lui permettre de payer les salaires en retard de ses fonctionnaires. 

Paris soigne le Tchad

Dotée d'une armée efficace et rompue au combat, la France considère ce pays comme le fer de lance de la lutte antidjihadiste au Sahel. Avec la montée en puissance de Boko Haram sur les bords du lac Tchad, le pays est de plus en plus fragilisé, y compris au niveau de sa sécurité alimentaire. 

La présence des djihadistes effraie les pécheurs. Les agriculteurs désertent les zones à risques et n'osent plus semer sans savoir s'ils pourront assurer les prochaines récoltes. 

La capitale N’Djamena doit faire face à cet exode rural qui s'ajoute au flux de réfugies des pays frontaliers. Situation périlleuse alors que l'économie du pays, basée sur le pétrole, a profondément souffert de la baisse du prix du baril. 

Mais pour Idriss Deby, au pouvoir depuis 28 ans, la lutte contre le terrorisme est aussi une forme de rente qui lui permet de bénéficier du soutien et de l'assistance de la communauté internationale, qui en contrepartie ferme les yeux sur la gestion autoritaire du pays. Élections contestées, répression brutale de l'opposition, corruption, Idriss Deby l'un des plus ancien chefs d'État africains en exercice, est sur la liste noire des organisations des droits de l'homme. 

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