L'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj a été acquitté jeudi par le TPIY
L'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj a été acquitté jeudi par le TPIY © Reuters

Accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj est libre car pour le TPIY, "l'accusation n'a pas présenté de preuves suffisantes pour établir que les crimes ont été commis"

Cet aquittement surprise qui tombe une semaine après la condamnation de l'ex-président des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic à quarante ans de prison, a été dénoncée par la Croatie.

Vojislav Seselj était accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour avoir "propagé une politique visant à réunir tous 'les territoires serbes' dans un Etat serbe homogène, qu'il appelait la 'Grande Serbie'". Selon l'accusation, Seselj était donc responsable de multiples meurtres, persécutions, transferts forcés, et tortures notamment, commis en Bosnie, Croatie et Serbie.

Pour les juges du TPIY, bien que des crimes aient été commis, Vojislav Seselj n'était pas "le chef hiérarchique" des milices de son parti placées sous le contrôle de l'armée régulière, et ne peut donc pas être "pénalement responsable" de leurs actes.

A La Haye, le juge Jean-Claude Antonetti a expliqué :

Avec l'acquittement pour l'ensemble des neuf chefs d'inculpation figurant dans l'acte d'accusation, le mandat d'arrêt délivré par la cour d'appel est caduc. Vojislav Seselj est désormais un homme libre.

Le Premier ministre croate Tihomir Oreskovic a dénoncé une décision "honteuse" et une "défaite" pour le TPIY :

Seselj est l'homme qui est l'auteur du mal et qui n'a montré aucun remords, ni à l'époque, ni aujourd'hui.

Dans la foulée, la porte-parole de la police Croate a annoncé que l'entrée dans le pays lui était interdite.

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