[scald=223259:sdl_editor_representation]ROME (Reuters) - Le Vatican a fermement rejeté vendredi les accusations selon lesquelles le pape François serait resté silencieux face aux violations des droits de l'homme en Argentine durant la "sale guerre" menée par la dictature militaire (1976-1983).

Ces accusations "doivent être clairement et fermement démenties", a dit le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. "Elles émanent d'éléments anticléricaux de gauche qui ont l'habitude d'attaquer l'Eglise", a-t-il ajouté.

Des détracteurs du cardinal Jorge Bergoglio, élu pape mercredi, accusent l'ancien archevêque de Buenos Aires d'avoir retiré sa protection à des prêtres qui s'opposaient à la junte militaire, ce qui leur a valu d'être arrêtés.

Ils lui reprochent aussi d'avoir par la suite refusé d'admettre une complicité de l'Eglise catholique avec le régime dictatorial, responsable de la mort de 30.000 opposants.

Les soupçons portent sur une période où Jorge Bergoglio n'était pas encore évêque mais provincial, autrement dit responsable national, des jésuites argentins.

"Il n'y a jamais eu d'élément concret et crédible à l'appui de cette accusation. La justice argentine l'a interrogé une fois (...) mais il n'a jamais été poursuivi pour quoi que ce soit", a déclaré le père Lombardi.

"Il a étayé ses démentis aux accusations portées contre lui. Il existe aussi de nombreux témoignages qui montrent comment Bergoglio a tenté de protéger de nombreuses personnes durant la dictature militaire. Son rôle est très clairement reconnu.

"Lorsqu'il est devenu évêque, il a défendu la cause globale de la réconciliation au sein de l'Eglise d'Argentine", a poursuivi le porte-parole du Vatican.

Philip Pullella, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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