Edward Snowden
Edward Snowden © REUTERS/Ueslei Marcelino / REUTERS/Ueslei Marcelino

C'est le New York Times et Edward Snowden qui nous avertissent : les applications de notre téléphone nous espionnent, elles aussi. Mais la NSA promet que cela ne concerne que des "cibles étrangères valides", et pas le citoyen lambda.

Lancer des oiseaux sur des cochons, aligner des blocs de couleurs, ou faire disparaître des bonbons virtuels n'a jamais été aussi peu discret. Selon des documents fournis par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden et relayés par le New York Times, les applications mobiles envoient bel et bien des données interceptées par l'espionnage américain.

Les précisions d'Hélène Chevallier

Ça ne concerne évidemment pas que les jeux mobiles : votre application Facebook ou Google Maps peut aussi être observée de près. Le Times l'affirme : chaque fois que vous les lancez, vous êtes exposé. Certains applications peuvent envoyer des centaines de lignes de données : historique du téléphone, liste des contacts, géolocalisation... Des données potentiellement récupérables par les services secrets britanniques ou américains.

Surfez tranquilles, citoyens ordinaires

Mais des données qui peuvent aussi ne jamais être exploitées. La NSA promet à l'AFP que "les communications des personnes qui ne sont pas des cibles étrangères valides n'intéressent pas la NSA.

L'agence ne dresse pas le profil des Américains ordinaires. Nous collectons seulement les communications qui sont autorisées par la loi pour des raisons de surveillance et de contre-espionnage de cibles étrangères, quels que soient les moyens techniques utilisés par les cibles.

Dans un document datant de 2010, la NSA parle toutefois de "pépite" en évoquant la collecte des données issues des applications smartphones. Un autre document parle d'un budget de 767 millions de dollars en 2007 pour ce seul programme.

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