Après les frappes militaires effectuées par les États-Unis sur l'une des principales bases aériennes de Syrie, les gouvernements du monde entier réagissent.

Des membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies lors d'une réunion sur la Syrie, le 5 avril 2017
Des membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies lors d'une réunion sur la Syrie, le 5 avril 2017 © Reuters / Shannon Stapleton

La Russie proteste

La Russie, que les États-Unis affirment avoir averti avant de mener l'opération militaire, a immédiatement réagi, en affirmant que ces frappes américaines en Syrie avaient "considérablement endommagés les relations entre la Russie et les États-Unis" se servant d'un "prétexte fallacieux", selon un communiqué du gouvernement de Vladimir Poutine :

Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable

Le Kremlin a immédiatement demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, et annoncé la suspension de l'accord avec Washington qui visait à empêcher des incidents entre avions des deux pays en Syrie.

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Le Proche-Orient prend position

Israël a apporté son soutien "total" vendredi aux frappes déclenchées par les Etats-Unis contre la Syrie, un "message fort" que devraient entendre aussi l'Iran et la Corée du Nord, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Israël soutient totalement la décision du président Trump et espère que ce message de détermination face aux agissements ignobles du régime de Bachar al-Assad sera entendu non seulement à Damas, mais aussi à Téhéran, Pyongyang et ailleurs

"Par la parole et par les actes, le président Trump a délivré un message fort et clair: on ne tolèrera pas l'usage et la propagation des armes chimiques", dit le communiqué. Israël, grand allié des Etats-Unis, suit avec la plus grande attention les événements chez son voisin syrien, avec qui le pays est toujours officiellement en état de guerre.

France et Allemagne d'une seule voix

Après les frappes américaines en Syrie, la chancelière allemande et le président français se sont fendu d'un communiqué commun :

Assad porte l'entière responsabilité de ce développement

Angela Merkel et François Hollande ont aussi assuré que Washington les avait informés au préalable de son action.

Plus tôt, l' Allemagne a estimé que ces frappes étaient "compréhensibles", tout en appelant à une solution politique sous l'égide de l'ONU,

Les pays du Proche-Orient prennent leur place sur cet échiquier sensible

Le régime syrien est soutenu dans sa bataille contre les rebelles par le Hezbollah libanais et l'Iran, deux grands ennemis d'Israël : l'Iran, allié de l'actuel gouvernement syrien, a donc officiellement "vigoureusement" condamné ces bombardements effectués par les Américains, tandis que l'Arabie Saoudite a annoncé vendredi qu'elle "soutenait totalement" les frappes américaines sur des objectifs militaires en Syrie, saluant la "décision courageuse" du président Donald Trump, et évoquant " les crimes odieux [perpétrés] depuis des années contre le peuple syrien".

Plein soutien des forces occidentales

Le Royaume-Uni s'est immédiatement rangé dans le camp des soutiens de l'action militaire emmenée dans la nuit par Donald Trump : "Le gouvernement britannique soutient totalement l'action américaine que nous estimons être une réponse appropriée à l'attaque barbare à l'arme chimique" a déclaré son porte-parole. La Turquie a également salué le geste américain, et fait savoir qu'elle considérait ses frappes comme "positives", en plaidant pour une zone d'exclusion aérienne en Syrie ; le Japon, par la voix de son Premier Ministre Shinzo Abe, soutient la "détermination" des États-Unis. La Chine appelle à "éviter toute détérioration" de la situation, en condamnant "tout usage d'armes chimiques, par n'importe quel pays".

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