Ce dimanche, les opérations d'évacuation des civils ont repris à Alep, sous la supervision de la Croix-Rouge, quelques heures avant l'examen à l'Onu d'un projet de résolution.

Les évacuations sont supervisées par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge
Les évacuations sont supervisées par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge © AFP / Stringer

Ce dimanche matin, des bus sont entrés dans les quartiers d'Alep tombés ces derniers jours aux mains du pouvoir en place. Sous la supervision du Croissant rouge et du CICR (Comité international de la Croix-Rouge), ces bus ont permis la reprise des opérations d'évacuation des milliers de civils qui souffrent du froid et de la faim, et de dizaines de blessés qui doivent être soignés.

Les colonnes de bus ont pu progresser à nouveau dans les quartiers concernés, 48 heures après que l'opération a été interrompue par les autorités syriennes, sous prétexte que les rebelles avaient quitté les lieux "avec leurs otages", des membres des forces du régimes qu'ils retiennent prisonniers.

La levée de quatre sièges en jeu

L'évacuation concerne quelque 40.000 civils acculés dans deux à trois kilomètres carrés de l'est d'Alep, ainsi que les 5.000 combattants et leur famille. Ces convois doivent traverser les 20km d'Alep contrôlés par le régime, direction la province d'Idleb, qui, elle, est encore aux mains des rebelles.

Pour reprendre les évacuations, un nouvel accord a dû être conclu : il lie le sort des habitants d'Alep à celui de quatre autres villes du pays. Ainsi, le Hezbollah et l'Iran ont exigé l'évacuation des villages chiites de Foua et de Kefraya, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest d'Alep. Depuis 2015, des dizaines de milliers d'habitants y sont assiégés par les forces rebelles.

Mais ce dimanche, des miliciens rebelles ont incendié une vingtaine de bus qui devaient entrer dans ces villages pour en évacuer les premiers habitants. Cela ne devrait toutefois pas affecter l'accord, selon un responsable militaire syrien.

De leur côté, les rebelles réclament la levée des sièges de Madaya et Zabadani, deux villes proches de la frontière libanaise, bloquées par les forces pro-gouvernementale.

Résolution examinée à l'Onu

Cette nouvelle évacuation intervient alors que ce dimanche après-midi, un projet de résolution française doit être présenté au Conseil de sécurité de l'Onu, pour demander l'envoi sur place d'observateurs des Nations unies. La Russie a d'ores et déjà affirmé qu'elle s'y opposerait.

Samedi et dimanche dans la journée, des rassemblements de soutien aux habitants d'Alep ont eu lieu dans plusieurs villes de France, notamment à Lyon, Strasbourg, Amiens, Poitiers ou encore Bordeaux.

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