En Corée-du-Nord, où l’accès à des informations extérieures est étroitement contrôlé par le régime, les médias officiels ont largement parlé du processus de dialogue entre leur pays et les États-Unis. Reportage de Frédéric Ojiardas.

Dans le métro à Pyongyang en avril 2018
Dans le métro à Pyongyang en avril 2018 © AFP / Ed Jones

C'est le tout premier sommet de l’histoire entre les États-Unis et la Corée-du-Nord et les médias coréens ont suivi tout le processus qui y a mené, notamment les deux rencontres de Kim Jong Un avec le président sud-coréen et la visite du secrétaire d’État américain Mike Pompéo à Pyongyang.

Ces informations soulèvent toute l'attention de la population. Les nord-coréens semblent fascinés par cet enchaînement d'évènements historiques. "Quand la visite à Pyongyang de Mike Pompeo a été annoncée, j'ai vu les gens s'amasser en grand nombre devant les journaux et les photos de la rencontre. Ils n’arrivaient pas à y croire !" explique an Bennett, de l’ONG d’aide au développement Choson Exchange. 

C’est quelque chose de nouveau. Les Nord-Coréens pensent qu'un véritable changement est en train de se produire, que tout ça n’est pas que des mots. 

Kang Mi-jin est une réfugiée nord-coréenne, devenue journaliste pour le site Daily NK, basé à Séoul. 

Elle téléphone souvent à des sources en Corée du Nord.  "Après le premier sommet entre les deux Corée, beaucoup de Nord-Coréens se sont mis à espérer ! Ils espèrent une vie meilleure, et même une réunification, si jamais le rapprochement se poursuit. Ils rêvent des choses positives comme cela. Moi-même, je veux être un peu optimiste. Parce que Kim Jong Un a pris des décisions vraiment sans précédent." 

Mais cet espoir est fragile : si Kim Jong-un et Donald Trump ne parviennent pas à un accord à Singapour, les tensions sur la péninsule coréenne pourraient se raviver de nouveau. 

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