Des soldats sud-coréens à Panmunjom
Des soldats sud-coréens à Panmunjom © REUTERS/Kim Hong-Ji / REUTERS/Kim Hong-Ji

Depuis ce matin, des conseillers du leadernord-coréen Kim Jong-un et du gouvernement sud-coréen discutent dans le village frontalier de Panmunjon. Objectif : apaiser les tensions apparues entre les deux pays au cours des derniers jours.

Cette rencontre intervient après une nouvelle escalade verbale entre Nord-Coréens et Sud-Coréens, le gouvernement de Pyongyang ayant annoncé vendredi que ses forces armées avaient été placées en "état de guerre". Le conseiller de la présidente sud-coréenne Park Guen-hye pour les questions de sécurité nationale et son ministre de l'Unification rencontrent Hwang Pyong So, conseiller militaire de Kim Jong-un, et un haut responsable en charge des affaires inter-coréennes.

"Le Sud et le Nord ont convenu d'avoir des contacts en lien avec la situation actuelle des relations Sud-Nord à 18h00 à Panmunjon", a annoncé le conseiller adjoint à la sécurité nationale sud-coréen dans une déclaration à la télévision. Pyongyang a adressé une proposition de rencontre vendredi et Séoul y a répondu samedi par une contre-proposition demandant la présence de Hwang Pyong So, a-t-il ajouté.

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Pourquoi la tension monte ?

A l'origine du contentieux, la Corée du Nord reproche à sa rivale du Sud de diffuser de la propagande anti-nord coréenne à l'aide de haut-parleurs situés dans la partie méridionale de la zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux Etats. Séoul explique que cette initiative de dialogue intervient en représailles aux blessures de deux soldats sud-coréens par des mines antipersonnel qui auraient été placées dans cette zone par les Nord-Coréens. Ces derniers démentent ces accusations.

"La situation dans la péninsule coréenne est désormais proche d'une guerre en raison des provocations imprudentes faites par les faucons de la guerre de l'armée sud-coréenne", estimait l'agence de presse nord-coréenne KCNA. L'armée du Nord a effectué plusieurs tirs en direction des haut-parleurs pour les détruire jeudi et le Sud a répliqué par une trentaine de tirs d'artillerie. Aucune victime n'a été à déplorer.

Pyongyang a adressé un ultimatum de 48 heures à Séoul demandant l'arrêt des émissions de propagande d'ici samedi à 17H00 sous peine de nouvelles actions militaires. Les deux Corées sont toujours théoriquement en état de guerre depuis le conflit de 1950-53, qui s'est terminé par un armistice et une trêve conclus à Panmunjon, et non par un traité de paix.

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