François Hollande a rendu hommage aux trois policiers victimes des attentats
François Hollande a rendu hommage aux trois policiers victimes des attentats © capture d'écran

Le rythme prévu par la loi de programmation militaire pour réduire les effectifs de l'armée va être revu, a annoncé François Hollande. Cela permettra de tenir compte des besoins de la lutte contre le terrorisme et en matière de sécurité.

La loi de programmation militaire, qui a alimenté un fort mécontentement dans les rangs des armées, prévoit pour l'heure la suppression de 33.675 postes sur la période 2014-2019. Mais lors de ses voeux aux armées, sur le porte-avions Charles de Gaulle, le président de la République annonce d'ores et déjà que cette réduction d'effectifs sera moindre.

La situation exceptionnelle que nous connaissons doit conduire à revenir sur le rythme de réduction des effectifs qui avait été programmé pour les trois prochaines années dans le cadre de la loi de programmation militaire. Ce rythme doit être revu et adapté.

Les nouvelles propositions viendront du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en fin de semaine, avant un conseil de défense mercredi, à l'issue duquel François Hollande annoncera sa décision. Il a déjà réaffirmé que le budget annuel de l'armée de 31,4 milliards d'euros était "sanctuarisé" jusqu'en 2016.

Le président a par ailleurs accompagné le départ en mission du Charles de Gaulle qui renforcera la contribution française aux opérations contre l'Etat islamique en Irak. "La situation au Moyen-Orient justifie la présence de notre porte-avions. Il nous donnera tous les moyens d'une projection à tout moment en cas de tension supplémentaire."

De moins en moins de soldats en Centrafrique

Quelque 800 militaires français sont déjà engagés dans les opérations et bénéficient de neuf Rafale, un avion ravitailleur, un avion radar, un avion de patrouille maritime déployés sur la base française d'al-Dhafra, aux Emirats arabes unis. Six Mirage 2000-D sont déployés en Jordanie et une frégate anti-aérienne est également mobilisée dans le golfe arabo-persique.

Enfin, François Hollande a confirmé que la France allait progressivement retirer des troupes de République centrafricaine afin de laisser la place aux soldats de la mission sous mandat des Nations unies, la Minusca, en cours de déploiement.

Nous avons atteint nos objectifs. J'ai donc décidé d'alléger notre dispositif en République centrafricaine : 2.000 soldats aujourd'hui, 1.700 au printemps, 800 à l'automne prochain. Ce mouvement s'exécutera en parallèle à la montée en puissance de la mission des Nations unies qui atteindra, elle, 12.000 hommes.

L'opération Sangaris avait été lancée en décembre 2013 pour mettre fin aux massacres et ramener le calme en Centrafrique, pays alors déchiré par les affrontements entre anciens rebelles musulmans et milices chrétiennes, qui ont fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés.

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