Cette année encore, plusieurs municipalités chinoises interdisent de fêter Noël. Elles tentent de contrecarrer les 70 millions de chrétiens chinois (dont 10 millions de catholiques), mais aussi plus largement la culture occidentale.

Des habitants de Pékin autour d'un arbre de Noël
Des habitants de Pékin autour d'un arbre de Noël © AFP / Nicolas Asfouri

On ne plaisante pas avec Noël dans la municipalité de Langfang (à une cinquantaine de kilomètres de Pékin) : sur place, une brigade d'inspecteurs a même été montée spécialement pour traquer les pères Noël, les guirlandes, les sapins, les boules et autres symboles traditionnels, strictement interdits. Les vitrines des magasins ne doivent pas être décorées, pas plus que les rues et les places de la ville.

Et Langfang est loin d'être une exception : on censure aussi le père Noël dans la capitale du Yunnan (Kunming), à 2.500 kilomètres de Pékin. Là aussi, les festivités et le bonhomme en rouge sont prohibés.

Les valeurs traditionnels en jeu

La répression contre Noël n'est pas nouvelle en Chine. Elle a commencé dans les régions où sont implantées les communautés catholiques, notamment dans l'est du pays, à Wenzhou. Mais malgré ces restrictions, Noël gagne de plus en plus le cœurs des Chinois, surtout dans les grandes villes, qui s’occidentalisent. Et c’est désormais plus qu’une folie consumériste.

Face  au rouleau compresseur de la culture occidentale, qui se diffuse peu à peu en Chine, Xi Jinping a entrepris de défendre les valeurs traditionnelles chinoises. Le père Noël en est une des victimes, mais apparemment il n’a pas dit son dernier mot : il suffit de se promener dans les rues des grandes villes chinoises pour sentir la fièvre de Noël depuis quelques jours.

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