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C'est aujourd'hui la journée mondiale de lutte contre l'esclavage des enfants. L'occasion peut-être de découvrir l'existence de 230 millions "d’enfants fantômes" dans le monde. Ce sont des enfants nés, mais pas déclarés, donc privés d’existence légale.

Ces enfants n'existent pas pour l'administration de leur pays, c'est le cas en Chine par exemple, conséquence de la politique de l'enfant unique, le deuxième ou le troisième enfant n'étaient pas déclarés. C'est le cas aussi dans certains pays d'Afrique subsaharienne comme en Somalie où seulement 3% des enfants seraient déclarés. En Éthiopie et au Pakistan, on atteindrait seulement le chiffre de 7% d'enfants dont la naissance est enregistrée.

Dans la plupart des cas, les parents ne savent pas qu'ils doivent le faire. Mais ce phénomène s'explique aussi par l'isolement géographique ou parfois le coût financier pour les familles. L’ONG Plan international alerte sur la situation de ces enfants sans état civil, privés d'identité et qui deviennent des proies faciles pour tous les trafics, du travail forcé à l'esclavage.Najette Essadouki a rencontré Alain Caudrelier , vice président en France de l'ONG Plan International qui prend ce problème à bras-le-corps.

Un enfant, sans état civil, est apatride. Il n'a accès ni à l'éducation, ni aux soins, ni à l'emploi, donc, il est nulle part, et peut devenir la proie de tous les esclavagistes. Nous faisons des unités d'enregistrement, des unités mobiles qui vont vers les familles pour enregistrer les enfants

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