La livraison des Mistral est différée
La livraison des Mistral est différée © maxppp

La livraison des Mistral à la Russie n'est pas rompue mais différée. La France laisse donc entendre qu'elle n'a pas totalement cédé aux pressions de ses alliés. Des pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne qui, de leur côté, sont loin d'avoir renoncé à certains contrats passés avec la Russie.

Au cœur du mois de juillet lorsque David Cameron, Premier ministre britannique qualifie "d'impensable" la livraison des 2 porte-hélicoptères Mistral à la Russie, un rapport parlementaire confirme que son propre gouvernement vient de délivrer 251 licences de vente d'armes aux militaires de Vladimir Poutine. Fusils de précision, munitions, gilets pare-balles, matériel de renseignement… A ce jour, ces contrats d'une valeur marchande de 167 millions d'euros n'ont toujours pas été remis en question.

Des accords avec les Américains et les Anglais

Ces accords d'armements légers ne pèsent certes pas lourd face à la facture des imposants Mistral (1 milliard 200 million d'euros). Mais puisque la réponse occidentale aux agressions russes en Ukraine porte sur une stratégie de sanctions économiques et financières, que penser dans ce cas de l'accord passé toujours au mois de juillet entre le géant pétrolier américain Exxon et l'entreprise Russe Rosneft ? Ce projet de forage en eau territoriale russe porte sur près de 400 milliards d'euros d'investissements communs. La compagnie Boeing vient également de renouveler son contrat avec le numéro 1 mondial du titane, une entreprise 100% russe. Pendant la crise, les affaires continuent et c'est toujours mieux lorsque l'objet du scandale se retrouve dans le jardin de son voisin.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.