Fusillade mortelle à San Bernardino
Fusillade mortelle à San Bernardino © Reuters / Mario Anzuoni

C'est la pire fusillade dans le pays depuis trois ans : des tireurs ont ouvert le feu pendant une fête professionnelle de fin d'année dans un centre social à San Bernardino (Californie), avant d'être abattus dans un nouvel échange de tirs. Le chef de la police locale évoque un acte préparé.

Le bilan en début de matinée était de 14 morts et 17 blessés, dont certains dans un état grave. Les deux auteurs présumés de l'attaque (un homme et une femme âgés de 28 et 27 ans) ont ensuite été tués pendant leur fuite dans un 4x4 sur un axe routier, et une troisième personne a été arrêtée, sans que son implication dans la tuerie ne soit confirmée pour l'instant.

La thèse du terrorisme n'est pas exclue

Les autorités n'excluent aucune hypothèse, y compris un acte terroriste. La police a identifié les deux auteurs présumés comme étant un homme et une femme de 28 et 27 ans. Tous deux étaient lourdement armés et "il s'agit au minimum d'une attaque de l'ordre du terrorisme intérieur", a estimé le chef de la police locale, Jarrod Burguan .

Les tireurs avaient préparé leur acte, comme s'ils étaient en mission

L'homme identifié est Syed Farook, un Américain de 28 ans, employé de la ville. Il était accompagné d'une jeune femme de 27 ans, Tashfeen Malik. Ils étaient tous les deux armés d'un fusil d'assaut et d'une arme de poing. Alors qu'aucun lien n'avait encore été établi par les autorités avec une quelconque idéologie ou religion, la communauté musulmane de Californie a fermement condamné la fusillade.

Avec plusieurs auteurs, cette fusillade diffère d'autres tueries aux Etats-Unis souvent réalisées par des déséquilibrés solitaires.

"Refuser d'accepter ceci comme normal"

L'attaque remet au premier plan l'éternel débat sur les armes à feu ux États-Unis. Barack Obama n'a pas tardé à adresser ses condoléances aux familles des victimes, regrettant publiquement ces tueries américaines "sans équivalent ailleurs dans le monde". De son côté, la candidate démocrate à sa succession, Hillary Clinton, a affirmé qu'elle "refusait d'accepter ceci comme normal". "Nous devons agir pour mettre fin à la violence par armes à feu immédiatement", assure-t-elle dans un tweet.

Cette nouvelle fusillade se produit moins d'une semaine après une autre, dans un centre de planning familial du Colorado. Depuis le début de l'année, les États-Unis ont subi 351 fusillades de masse.

"US Mass Shootings, 1982-2015: Data From Mother Jones’ Investigation", agences

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