Tous dénoncent l'utilisation d'armes chimiques contre la population mais les divergences persistent sur l'utilité de frappe contre le régime. L'Allemagne a finalement signé la déclaration de Vilnius alors que la veille, lors du G20, la chancelière Angela Merkel avait refusé de s'associer à un communiqué commun initié par les Etats-Unis.

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton accueille John Kerry à Vilnius
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton accueille John Kerry à Vilnius © Radio France / ©THIERRY MONASSE/EPA/MAXPPP

Les ministres européens ont appelé à Vilnius à trouver une "réponse claire et forte" . "Nous devons, disent-ils dans leur communiqué, éviter la création d'un atroce précédent pour l'usage répété d'armes chimiques, en Syrie ou ailleurs. " Une condamnation unanime mais les Européens restent divisés sur les réponses à apporter.

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a convenu que désormais les ministres avaient peu de doutes sur l'origine de ces armes chimiques qui ont fait plusieurs centaines de morts le 21 août dans la banlieue de Damas. Le régime syrien est "le seul à posséder les agents d'armes chimiques et les moyens de les diffuser en quantité suffisante" rappelle le texte final.

Lors du G20, l'Allemagne n'avait pas signé le communiqué de onze pays initié par les Etats-Unis. Une absence qui a valu à la chancelière Angela Merkel des critiques y compris dans son pays en pleine campagne électorale. Cet après-midi, l'Allemagne a rejoint l'ensemble des pays européens et signé le texte de Vilnius.

Angela Merkel a du revoir sa position explique Lise Jolly depuis Berlin

La France attendra le rapport de l'ONU

Les ministres européens ont salué l'attitude de la France, seul allié des Etats-Unis en cas d'intervention militaire. François Hollande a en effet annoncé à l'issue du G20 que la France attendrait le rapport préliminaire des inspecteurs de l'ONU sur les attaques chimiques avant d'engager toute action. François Hollande qui a également précisé que les frappes de missiles ne viseraient que "des cibles militaires" .

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, se dit satisfait de la déclaration de Vilnius

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait fait le déplacement en Lituanie pour convaincre les gouvernements réticents à s'engager au côté des Etats-Unis dans une intervention militaire contre le régime. Il a salué la prise de position européenne, même si aucun nouveau pays ne s'est prononcé en faveur de frappes aériennes sur la Syrie. Il a ensuite décollé pour Paris où il doit s'exprimer en début de soirée devant la presse avec Laurent Fabius. Les dirigeants américains qui doivent aussi convaincre dans leur propre pays. Barack Obama s'adressera mardi aux Américains, mais il a déjà livré quelques clefs de son discours lors de son point radio hebdomadaire. _Barack Obama s'attend à une semaine difficile pour convaincre le Congrès raconte Aurélien Colly_
Le président américain a souligné l'importance d'une intervention mais promet de ne pas entraîner les Etats-Unis dans un nouveau conflit coûteux. L'opinion publique est de plus en plus réticente, marquée par les pertes de ses soldats notamment en Irak. Les élus du Congrès hésitent à voter une intervention militaire en période pré-électorale. De son côté, le Pape François a appelé les croyants à une soirée de prière pour la paix en Syrie. Retrouvez le [dossier complet](http://www.franceinter.fr/dossier-la-syrie-un-pays-en-guerre) de la rédaction de France Inter.
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image lien dossier Syrie 2 © Reuters
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