Grèce
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La Grèce pourrait "compléter" dans les prochaines heures les propositions qu'elle a faites à ses créanciers pour tenter de parvenir à un accord et éviter un défaut de paiement aux conséquences potentiellement dramatiques.

Alekos Flabouraris, ministre d'Etat pour la coordination du projet gouvernemental, a indiqué que le Premier ministre Alexis Tsipras, de retour d'un déplacement en Russie, s'entretiendrait probablement dans la soirée par téléphone avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Le chef du gouvernement grec, élu en janvier sur la promesse d'en finir avec l'austérité, doit auparavant réunir son équipe de négociateurs.

Alors que le compte à rebours est enclenché, les négociations sont au point mort. Jugeant qu'elles ne feront qu'aggraver la situation économique et sociale du pays, la République hellénique n'accepte pas les exigences présentées par ses créanciers en échange du déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à même de lui permettre de faire face aux prochaines échéances.

Dans une manifestation organisée à Paris par le Parti de gauche, le Parti communiste et Europe écologie Les verts en soutien au peuple grec, Jean-Luc Mélenchon a déclaré :

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Vers une solution ?

La Grèce doit rembourser 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international (FMI) le 30 juin; si dans ce délai dedix jours, elle ne parvient pas à s'entendre avec ses créanciers sur un accord "argent frais contre réformes", elle sera dans l'incapacité de le faire. Un sommet extraordinaire des dirigeants de la zone euro est programmé lundi soir à Bruxelles, précédé d'une nouvelle réunion des ministres des Finances de l'eurogroupe dans l'après-midi.

Sans nouvelles propositions de réformes de la partie grecque, les ministres des Finances de la zone euro réfléchiront aux conséquences d'un défaut de la Grèce. Et Donald Tusk, le président du Conseil européenne, a prévenu souligné que le sommet extraordinaire de Bruxelles n'apporterait pas de "solution miracle" si le gouvernement grec n'accepte pas la "bonne proposition" de ses créanciers et choisit d'entraîner son pays vers le défaut.

Alekos Flabouraris, ministre d'Etat pour la coordination du projet gouvernemental a déclaré :

Je fais partie de ceux qui pensent que nous allons vers une solution. Nous n'irons pas avec la vieille proposition. Un travail est en cours pour voir sur quoi nous pouvons converger afin que nous parvenions à une solution mutuellement bénéfique.

Difficile de prédire quels compromis le gouvernement Tsipras pourrait accepter afin d'éviter la crise ou quelles propositions additionnelles il pourrait présenter.

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