Chez les habitants, après la mort de plus de 450 personnes en quatre jours, la sécurité reste relative, alors que des miliciens se cachent parmi la population. Au niveau politique, la tenue prochaine d'élections reste hypothétique.

Deux soldats français ont été tués hier soir à Bangui. L'insécurité reste très forte dans le pays même si le désaremement des milices a commencé depuis hier.

Après les massacres de masse, les centrafricains de Bangui viennent reconnaître leurs morts... Des centaines de corps, victimes assassinées, ont été rammasés dans les rues de la capitale centrafricaine. A l’hôpital communautaire de Bangui, les cadavres s’accumulent.

"Dans la cour, on sent la mort avant de la voir": reportage de Mathilde Lemaire

Le pays a sombré dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars dernier. Michel Djotodia, au pouvoir depuis, s'est montré incapable de faire cesser les tuerie et de maîtriser les exactions menées en majorité par les miliciens de la Séléka. Des affrontements entre musulmans et chrétiens.

Des élections d'ici janvier 2015?

A l'issue du sommet France Afrique, François Hollande a jugé qu'on ne pouvait pas laisser en place.

"Un président qui n'a rien pu faire et a laissé faire"

Mais le ministre français des Affaires étrangères précise que pour l'instant, il faut travailler avec les autorités en place pour stabiliser le pays et organiser de futures élections même si selon Laurent Fabius:

Ni le président (centrafricain) ni le Premier ministre ni aucun des membres du gouvernement [...] ne peuvent se présenter aux futures élections.

la centrafrique pleure ses morts
la centrafrique pleure ses morts © reuters

Une "transition démocratique" devrait être effective avec des élections d'ici février 2015 toujours selon Laurent Fabius.Sur France Inter, le chef de la diplomatie français a ainsi déclaré: Cela a été décidé par les pays africains voisins, accepté par l'Union africaine et par l'ONU.

Des coups de feu ont encore retentis dimanche et lundi à Bangui, malgré la présence des 1200 militaires français dans la capitale. Les 400 autres soldats de l'opération Sangaris se trouvent dans le Nord et l'ouest du pays, à Bossangoa et à Bossembélé.

L'objectif c'est maintenant de désarmer les miliciens. Avec un mode d'action très clair, exprimé par le minsitre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian:

D'abord on leur demande gentiment et puis s'ils ne répondent pas, on le fait par la force.

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