Quatre ans après le début de la guerre, les humanitaires ont de plus en plus de difficultés à venir en aide aux victimes syriennes. La montée en puissance de l'organisation Etat islamique a considérablement dégradé la situation sécuritaire.

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Avec la montée en puissance des terroristes de l'Etat Islamique (EI) en 2014, les exactions - enlèvements, assassinats - se sont multipliées . L'EI a notamment revendiqué la décapitation des humanitaires britannique David Haines et américain Peter Kassig. Trois collaborateurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) enlevés en 2013 sont toujours détenus et 40 volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien sont morts en mission depuis le début du conflit. Malgré les menaces, l'organisation compte encore quelque 300 collaborateurs à Damas, Tartous et Alep.

L'ONG Médecins sans Frontières(MSF) a elle décidé de rapatrier l'ensemble de son personnel étranger après l'enlèvement de cinq de ses membres en janvier 2014 par l'organisation Etat islamique. Depuis, les otages ont été relâchés mais pas question pour MSF de renvoyer des expatriés sur le terrain tant qu'un accord garantissant leur sécurité n'a pas été signé.

Une frustration terrible pour Mégo Terzian, le président de MSF France, car, sur place, la situation est critique.

Responsable du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) en Syrie, Hanaa Singer demande aux Etats "d'entamer le dialogue avec l'EIIL" pour permettre à l'organisation d'accéder aux zones contrôlées par les terroristes. Près de 6 millions d'enfants syriens ont actuellement besoin d'une aide humanitaire.

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