Non, ce n’est jamais une bonne idée de se lancer dans le cambriolage de haute volée. Mais les fameux "Beefeaters", gardiens des joyaux de la couronne du Royaume-Uni à la Tour de Londres, risquent de perdre leur emploi. L'association qui gère ces lieux et leur personnel dit n'avoir "pas le choix", à cause du Covid.

Les célèbres "beefeaters" sont reconnaissables à leur costume rouge
Les célèbres "beefeaters" sont reconnaissables à leur costume rouge © AFP / Eurasia Press / Photononstop

Ils sont les gardiens de l'un des biens les plus précieux du Royaume-Uni : les joyaux de la couronne. Les "Beefeaters" ("mangeurs de bœuf" en français), célèbres gardiens de la Tour de Londres, connus pour leur tenue caractéristique, pourraient bientôt perdre leur emploi. C’est la première fois de l’Histoire que ces gardiens, recrutés dans l’armée britannique - et en charge de la Tour de Londres depuis le début du XVIe siècle, voient leurs postes menacés.

En cause, la crise du coronavirus et son influence sur le tourisme. Car ces gardiens, aussi appelés Yeomen, ne sont pas des employés de la Reine ni même de l’État. C’est une association, Historic Royal Palaces (HRP) qui les emploie : cette organisation, considérée comme caritative, gère les palais royaux qui ne sont plus occupés par les Windsor, comme le palais de Kensington, le palais de Kew, ou, donc, la Tour de Londres.

Plus de 87% de pertes de revenus

Or cette association, autofinancée, tire 80% de ses revenus des entrées et des dons des visiteurs. Or avec la pandémie, ces recettes ont baissé de 87%. Le manque à gagner s’élève à plus de 100 millions d’euros, selon HRP. "Nous avons pris toutes les mesures possibles pour protéger nos finances, mais nous devons faire davantage pour survivre sur le long terme", explique John Barnes, directeur général de HRP.

Pour l'heure, un plan de départs volontaires a été mis en place pour tous les employés de cette organisation. Mais HRP pourrait être obligée de procéder à des départs contraints, y compris parmi les 37 Beefeaters. "Nous n'avons simplement d'autre choix que de réduire nos coûts de personnel", a précisé John Barnes. L'an dernier, la Tour de Londres était le huitième monument le plus visité de Londres.

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