Des manifestations contre Donald Trump débutent dans les principales villes du pays. Des Mexicains qui demandent également plus de fermeté à leur gouvernement

Le mur entre Mexique et Etats-Unis, ici à El Paso
Le mur entre Mexique et Etats-Unis, ici à El Paso © Reuters / Tomas Bravo

Donald Trump, ses projets et ses insultes envers le peuple mexicain devraient mettre des centaines de milliers de personnes vêtues de blanc ou arborant le drapeau rouge, blanc et vert du Mexique, dans les rues d'une vingtaine de villes. Des manifestations relayées sur les réseaux sociaux avec le mot-clé #VibraMéxico (Vibre, Mexique).

C’est la première protestation d’envergure contre Donald Trump au Mexique, l’initiative a été prise par les principales organisations de la société civile et universités du pays.

Une population stigmatisée par le Donald Trump

Donald Trump s'en est donné à cœur joie durant toute sa campagne, allant jusqu'à traiter les Mexicains de "criminels", de "violeurs" ou de "bad hombres" ("mauvais hommes"). La candidat républicain a également accusé les Mexicains de voler les emplois des Américains.

Et alors que beaucoup imaginaient que Trump se "calmerait" après l'élection, la crise a éclaté au grand lorsque le président mexicain Enrique Peña Nieto à annulé sa visite à Washington prévue pour le 31 janvier, face au décret pour faire construire un mur à la frontière, censé freiner l'immigration illégale, et surtout l'intention de Trump de le faire financer par Mexico .

Comme si cela ne suffisait pas, Donald Trump veut renégocier, voire abroger, l'Accord nord-américain de libre-échange (Aléna), trop favorable selon lui aux intérêts mexicains. Les Etats-Unis sont le premier partenaire commercial du Mexique, dont plus de 80% des exportations leur sont destinées.

Ces derniers jour, l'expulsion par les Etats-Unis d'une Mexicaine de 35 ans, mère de deux enfants américains a fait monter la pression. On estime à 11 millions le nombre de sans papiers vivant sur le territoire américain, en majorité des Mexicains.

Les appels à boycotter les produits américains comme Starbucks, McDonalds et Coca-Cola se multiplient ainsi que celui de manifester son patriotisme en mettant le drapeau mexicain comme photo de profil sur internet.

Une crise diplomatique compliquée pour le président Nieto, entre Trump et son peuple

Après avoir renoncé à se rendre aux Etats-Unis, le président Peña Nieto a envoyé mercredi le chef de la diplomatie mexicaine, Luis Videgaray à Washington mercredi où il s'est félicité d'une "bonne première réunion cordiale, respectueuse et constructive" avec le nouveau secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, annonçant à des médias hispanophones que le ministre américain irait "au Mexique dans les prochaines semaines".

Une comportement qui a déplu à beaucoup de Mexicains qui demandent à leur propre gouvernement de se montrer intraitable face à Trump.

"Aujourd'hui, les Mexicains déscendront dans la rue pour affirmer haut et fort : Plus de mur, plus de haine. #MexicoVibra unis nous sommes invincibles" a posté l’ancien président Vicente Fox sur Twitter.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.