À l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, qui a lieu tous les 25 novembre, l'OMS et les Nations-Unies alertent à nouveaux sur les nombreuses situations critiques partout dans le monde.

Manifestation contre les violences faites aux femmes à Paris en novembre 2016
Manifestation contre les violences faites aux femmes à Paris en novembre 2016 © Maxppp / Vincent Isore

De la violence verbale à la violence physique ou sexuelle, les chiffres restent dramatiquement vertigineux. Selon L'Organisation Mondiale de la Santé et les Nations Unies, plus de 7 femmes sur 10 dans le monde sont victimes de violences physiques ou d'agressions sexuelles au cours de leur vie. Un quart d'entre elles le sont pendant leur grossesse.

Certaines pratiques sont par ailleurs "le résultat d'attitudes patriarcales et de normes sociales apparentées", rappelle l'ONU. Comme les mutilations génitales, même si elles ont baissé depuis une douzaine d'années. Selon des données recueillies auprès de 30 pays, au moins 200 millions de femmes ont subi de telles mutilations, la majorité avant l'âge de 5 ans.

Le danger vient le plus souvent des proches

La forme la plus courante de violence est celle infligée par le partenaire. Selon la Banque Mondiale, pour une femme âgée de 15 à 44 ans, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand qu'un cancer, un accident de la route, la guerre ou le paludisme réunis.

Ces violations des droits de l'homme sont les plus dévastatrices, alertent les Nations Unies. L'ONU a d'ailleurs lancé une campagne pour faire avancer les lois en faveur des femmes et des filles, "TOUS UNiS". Objectif : "ne laisser personne de côté et mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles."

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