Ce dimanche, Israël s'attend à une manifestation massive des mouvements nationalistes, à l'occasion de la "journée de Jérusalem". Une commémoration fêtée par les franges les plus nationalistes de la population, qui donne souvent lieu à des affrontements.

Les manifestations, très nationalistes, de la Journée de Jérusalem
Les manifestations, très nationalistes, de la Journée de Jérusalem © AFP / THOMAS COEX

Ce dimanche 13 mai, en Israël, est un jour nommé "Yom Yeroushalayim", soit le Jour de Jérusalem, une journée de commémoration fixée par l'Etat d'Israël, pour l'anniversaire de la prise de Jérsualem pendant la Guerre des Six jours, en 1967. 

Une commémoration surtout suivie par les plus orthodoxes

A cette occasion, chaque année, ce jour, des "marches" nationalistes, parées de centaines de drapeaux israéliens, commémorent la "réunification" de la ville après l'annexion de la partie orientale de la ville. Des manifestations souvent vues comme une provocation par la population arabe de Jérusalem-Est, et qui débouchent souvent sur des tensions et des heurts. Chaque année, cette journée est l'occasion d'un large déploiement de police pour limiter le plus possible les accrochages.  

Mais qui fête cette "Journée de Jérusalem" ? Selon un sondage paru vendredi dans le Jerusalem Post, 72% des Israéliens sondés estiment que cette journée est "un jour comme les autres". Ce sont chez les plus orthodoxes, ceux qui se disent "haredim", que la proportion est la plus importante : 75% d'entre eux pensent que cette journée doit être célébrée. 

Contexte tendu

Et cette année, le contexte est encore plus particulier : la journée de commémoration intervient deux jours avant l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem, auparavant installée à Tel-Aviv, une installation contestée par les Palestiniens. Et lundi, ce sera également le 70e anniversaire de la déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël.  

Sans compter la montée des tensions entre Israël et l'Iran, avec la Syrie en tampon, ces trois derniers jours, après l'annonce américaine du retrait de l'accord sur le nucléaire iranien. Vendredi, un manifestant palestinien a été tué et au moins 170 autres ont été blessés par des militaires, au niveau de la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Cette journée pourrait donc s'avérer extrêmement tendue à Jérusalem, en particulier au niveau de l'esplanade des Mosquées, qui surplombe le mur des Lamentations, dans la vieille ville, qui est en général le théâtre d'affrontements à chaque "Jerusalem Day". 

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