Des lecteurs biométriques sont désormais utilisés lors des élections au Nigéria.
Des lecteurs biométriques sont désormais utilisés lors des élections au Nigéria. © Reuters

Jour de scrutin au Nigeria pour une élection présidentielle qui s'annonce très disputée. Il y a deux jours, les principaux candidats ont signé un "accord de paix" afin de prévenir des violences à caractère ethnique ou religieux.

Selon cet accord :

Maintenant que la campagne est terminée, nous nous sommes réunis aujourd'hui pour réaffirmer notre promesse d'élections pacifiques. Nous appelons donc nos compatriotes (...) et les militants de notre parti à s'abstenir de toute violence.

Les quelque 120.000 bureaux de vote ont ouvert à 8 heures mais le vote proprement dit ne devait commencer qu'à partir de 13h30 et se poursuivra jusqu'à ce que la dernière personne ait voté, donc sans doute jusqu'à dimanche. Quelque 57 des 170 millions d'habitants sont autorisées à voter.

Un duel serré en perspective

Malgré la présence de 14 candidats au total, le scrutin présidentiel devrait se résumer à un duel entre le président sortant Goodluck Jonathan et l'ancien dirigeant militaire Muhammadu Buhari qu'on annonce comme le plus serré de l'histoire du pays depuis le rétablissement de la démocratie en 1999.

En 2011, environ 800 personnes avaient péri dans des violences post-électorales. Face à ce précédent, des puissances occidentales ont pressé les deux camps de ne pas alimenter les tensions et le président Barack Obama a lancé la semaine dernière un appel au calme.

Le spectre de Boko Haram

C'est la deuxième fois cette année qu'un tel pacte est conclu entre les candidats. Le premier avait été rendu public en janvier, en prévision d'un scrutin qui devait alors avoir lieu le 14 février, mais que les autorités ont repoussé de six semaines en raison de l'instabilité dans le nord-est du pays, où opère le groupe djihadiste Boko Haram.

Les craintes d'attentats se sont matérialisées dès samedi matin: au moins deux personnes ont été tuées dans l'attaque de deux bureaux de vote dans le nord-est du pays. Des hommes armés ont attaqué deux villages de l'Etat de Gombe, souvent ciblés par les islamistes par le passé. Même si Boko Haram est en perte de vitesse, le groupe islamiste, désormais allié à l'organisation Etat islamique, avait menacé de perturber l'élection.

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