obsèques de margaret thatcher à londres
obsèques de margaret thatcher à londres © reuters

L’ancien premier ministre britannique a eu droit à des obsèques comparables à celles de Winston Churchill en 1965 et en tout cas les plus importantes d'une personnalité politique britannique en près d'un demi-siècle.

La reine Elizabeth et de dirigeants du monde entier y ont participé, notamment 11 chefs de gouvernement en exercice, mais aussi la totalité des membres du gouvernement britannique, deux chefs d'Etat et 17 ministres des Affaires étrangères.

En revanche, aucun responsable politique américain en exercice n'avait fait le déplacement. La France était représentée par la députée socialiste Elisabeth Guigou, ancienne ministre et présidente de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Au total, 170 pays devaient être représentés lors de ces obsèques

Le cercueil recouvert de l'Union Jack de celle qui dirigea le Royaume-Uni de 1979 à 1990 a été transporté sur un attelage tiré par des chevaux, du Parlement de Westminster jusqu'à la cathédrale Saint Paul, où le prince Charles avait épousé la princesse Diana en 1981.

Ce défilé solennel a été ponctué de salves tirées toutes les minutes de la Tour de Londres, tandis que les célèbres cloches de Big Ben étaient réduites au silence pour la première fois depuis les funérailles de Churchill. Plusieurs milliers de partisans s'étaient massés sur le parcours du cortège. Aux airs de Beethoven, Mendelssohn et Chopin joués par les musiciens de l'armée britannique, se mêlaient des applaudissements de la foule.

Bien qu’il n’y ait eu aucun incident ce matin, un grand nombre de Britanniques voient d'un mauvais œil le coût élevé de ces funérailles, évalué à 10 millions de livres (près de 12 millions d'euros) aux frais du contribuable, certains l'avaeint écrit sur leurs pancartes.

Au passage du cortège, certains tornaient le dos, tandis que quelques autres sifflaient.

Dans sa mort, comme de son vivant, la "Dame de fer" continue à diviser les Britanniques, comme le montraient les pancartes brandies le long du trajet du convoi.

Franck Mathevon à Londres

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