Rassemblement des proches de Pierre Legrand à Nantes
Rassemblement des proches de Pierre Legrand à Nantes © MaxPPP/Philippe Gambert

Des rassemblements étaient organisés samedi matin dans plusieurs villes pour se souvenir des quatre otages français du Sahel, retenus depuis près de trois ans par Aqmi. Les ravisseurs assurent que les huit otages européens entre leurs mains vont bien.

De son côté, la famille d'un des otages du Sahel vient de déposer une plainte.

Cette plainte ne fait pas l'unanimité, loin de là. Déposée vendredi à Paris par le père et le frère de Pierre Legrand, un des otages retenus par Al-Qaida au Maghreb Islamique, elle vise à obtenir des informations sur sa détention et à dénoncer de possibles manquements à la sécurité d'Areva et d'une filiale de Vinci, son employeur.

Olivier Morice, l'avocat de la famille Legrand, évoque leur "ras-le-bol".

Or l'opportunité de cette plainte est déjà remise en question par les autres familles, et même par une partie de la famille Legrand. Frédéric Cauhapé, beau-frère de Marc Féret, assure qu'elle n'est pas portée "par l'ensemble de la famille Legrand". "Les autres familles sont mobilisées actuellement uniquement pour les ramener. Chaque chose en son temps, on verra plus tard pour établir les responsabilités".

Plusieurs rassemblements étaient organisés pour réclamer leur retour. Le reportage à Paris de Marie Laugénie.

À Nantes, quelque 500 personnes se sont retrouvées sous une pluie battante, cours Saint-André, pour former le chiffre 1.000. Une photo aérienne a été prise. Sur place, des amis de Pierre Legrand (le jeune homme est originaire de Couffé, en Loire-Atlantique), sa fiancée, sa belle-famille, et son grand père.

Ce dernier réclame l'intervention rapide du gouvernement.

Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret ont été enlevés le 16 septembre 2010 au Niger.

Aqmi assure que les otages sont vivants

De son côté, Aqmi affirme samedi que les huit otages européens, dont cinq Français, entre ses mains sont vivants. Dans un communiqué posté via Twitter, le groupe ajoute qu'il "aimerait garantir aux familles et aux proches des otages la sécurité de leurs enfants".

Mais Aqmi, ainsi qu'il l'a fait dans de précédentes déclarations, prévient que les otages seront tués en cas de nouvelle intervention militaire française en Afrique du Nord. Il dit cependant rester ouvert à la négociation.

En plus des quatre otages enlevés il y a 1.000 jours, un autre Français, Serge Lazarevic, capturé en novembre 2011 près de Mopti au Mali, est également entre les mains d'Aqmi, qui a affirmé en mars avoir exécuté son compagnon de détention, Philippe Verdon.

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