Des Pasdaran pendant la prière de vendredi à l'universi
Des Pasdaran pendant la prière de vendredi à l'universi © REUTERS/Morteza Nikoubazl

Aujourd'hui, l'appareil militaire défile à Téhéran à l'occasion de la journée des Forces armées. À l'honneur, les Pasdaran, les Gardiens de la révolution, bras armé du régime au Moyen-Orient qui provoque la crainte des pays arabe du Golfe.

Le défilé militaire à l'occasion de la Journée des forces armées, c'est toujours occasion pour l'Iran de faire étalage de sa puissance. Aujourd'hui, le contexte s'y prête encore plus : avec un accord nucléaire en vue avec les grandes puissances, le feu vert de Valdimir Poutine pour la livraison de missile anti-aérien S 300, le régime a le vent en poupe. Notamment les Pasdarans, les Gardiens de la révolution, une armée dans l'armée, qui projette son unité d'élite, la Force Al-Qods, sur plusieurs théatres militaires.

Les explications de François Nicollaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran :

Dans la période récente, les Pasdarans ont repris encore du prestige, notamment en intervenant sur les front extérieurs, en Irak contre Daesh, en Syrie contre l'ensemble des oppositions à Bachar al Assad et en intervanant également au Liban pour soutenir le Hezbollah. Les Psadarans sont en lumière, ils sont mobilisés sur tous les fronts.

Cet activisme militaire iranien exaspère les pays du Golfe, à commencer par l'Arabie saoudite, qui voit la main de Téhéran partout dans la région, notamment au Yémen, où Riyad lancé une campagne de frappe pour neutraliser la rébellion des Houthis, soutenu par l'Iran.

Où interviennent les Pasdarans ?

Le conflit au Yémen est considéré comme le dernier théâtre en date de l'affrontement par procuration qui oppose les deux principales puissances du Moyen-Orient, l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite. les Gardiens de la révolution entraînent les miliciens chiites Houthis qui ont renversés le gouvernement du président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi, aujourd'hui réfugié à Ryad. Le dirigeant suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a parlé de "génocide" au sujet de l'intervention de l'Arabie Saoudite au Yémen.

En Syrie , l'Iran et le Hezbollah sont impliqués dans le conflit syrien aux côtés des forces du président Bachar al Assad. En janvier dernier, Mohammed Allahdadi, général de l'unité d'élite des Gardiens de la révolution, a été tué le en compagnie du fils et de l'ancien chef militaire du Hezbollah chiite libanais, Djihad Moughniyeh. Leur convoi qui circulait en territoire syrien, près du plateau du Golan occupé par Israël, a été frappé par un missile tiré par un hélicoptère israélien.

En Irak , l'Iran chiite ne participe pas à la coalition formée à l'initiative des États-Unis pour combattre les djihadistes sunnites de l'organisation État islamique mais fournit un appui militaire au régimes chiite en place à Bagdad. Les Gardiens de la révolution en Irak sont menés par Kassem Soleimani, le chef de la force d'élite iranienne "AlQods".

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