Si personne ne peut nier le rôle historique qu’a joué Fidel Castro, les réactions sont, encore en 2016, très partagées

Les unes de la presse, routes consacrées à Castro au Mexique comme dans le monde entier
Les unes de la presse, routes consacrées à Castro au Mexique comme dans le monde entier © Reuters / Henry Romero

Pour le président du Venezuela Nicolas Maduro, le plus lyrique, "tous les révolutionnaires du monde doivent suivre son héritage et le drapeau de l'indépendance, du socialisme".

"Il vivra éternellement" selon le président chinois Xi Jinping, qui définit ainsi la place de Castro dans l'histoire.

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Pour l'ex-dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev Fidel Castro a"fortifié" son pays et su résister au blocus américain. Moscou aura été durant trente ans le principal bailleur de fonds de Cuba, ce qui permet au dernier dirigeant de l'URSS de considérer que "Fidel a pu mener son pays sur la voie du développement indépendant".

Après avoir twitté un lapidaire "Fidel Castro est mort !", le président élu Donald Trump a affirmé dans un communiqué que Fidel était "un dictateur brutal qui a opprimé son peuple pendant près de six décennies". "L'héritage de Fidel Castro, ce sont les pelotons d'exécution, le vol, des souffrances inimaginables, la pauvreté et le déni des droits de l'homme", écrit le milliardaire qui explique qu'"il fera tout pour contribuer à la liberté" du peuple cubain" sans plus de détails sur ses projets mais en signalant le soutien reçu pour son élection par les "américains d'origine cubaine"...

La réaction de Barack Obama est tout autre. Le président américain exprime son "amitié au peuple cubain". "L'Histoire jugera l'impact énorme qu'a représenté Fidel Castro", a réagi Barack Obama dans un communiqué en rappelant (peut-être à son successeur d'ailleurs), que son administration a "travaillé dur" pour tourner la page de plus d'un demi-siècle de "discorde et de profonds désaccords politiques".

Ecoutez les explications de Charlotte Alix à New-York

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, Castro "restera dans l'Histoire" comme "un des dirigeants du mouvement d'émancipation humaine", qui a notamment "tenu tête à l'impérialisme américain".

D’autres saluent la disparition d’une figure historique. C’est le cas de François Hollande qui, dans un communiqué, souligne que "Fidel Castro était une figure du XXe siècle. Il avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu'elle avait suscités puis dans les désillusions qu'elle avait provoquées." Une phrase qui pourrait également résumer le quinquennat de son auteur. Le président, en déplacement au sommet de la francophonie à Madagascar, a demandé que l'embargo qui "pénalise Cuba soit définitivement levé et que Cuba puisse être pleinement regardé, dans la communauté internationale regardé comme un partenaire".

Difficile de qualifier la réaction de Jean-Luc Mélenchon :

Le candidat de "La France Insoumise" à la Présidentielle, a invité les parisiens à se réunir, "à la mémoire de Fidel, fleurs et bougies à 18 heures à Paris au pied de la statue de Simon Bolivar". Ce qu'environs 200 militants ont fait.

> "Fidel, Fidel, voici la cohorte des plus faibles" Ecoutez le reportage de Pierre Coquelin

Pour Rama Yade, l'une des seules, à droite, à avoir réagi, le régime castriste se résume en "un enfer pour les droits de l'Homme"

► RÉÉCOUTER | L'émission spéciale consacrée à la mort de Fidel Castro

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