Le pape a tenu à accuillir les 12 réfugiés syriens sur le sol italien
Le pape a tenu à accuillir les 12 réfugiés syriens sur le sol italien © REUTERS/ Filippo Monteforte/Pool

Les trois familles musulmanes que le pape François a ramenées dans son avion à la suite de sa visite sur l'île grecque de Lesbos samedi, ont passé leur première nuit en Italie, hébergées à Rome par la communauté catholique de Sant'Egidio.

Très émues à leur arrivée samedi soir à "La maison du refuge" dans le quartier romain de Trastevere, un lieu géré par la communauté de Sant'Egidio, les trois familles syriennes ont chaleureusement remercié le pape "pour la chance qui (leur) a été offerte avec son geste d'espoir qui (les) a émus" et surpris, car aucun d'eux ne se doutait de ce qui allait arriver.

Mario Giro est membre de la Communaute Sant'Egidio. Il est également ministre délégué à la coopération internationale du gouvernement Renzi. Il a pu prendre des nouvelles des réfugiés tout juste arrivés, il raconte à Jérôme Jadot.

C'est maintenant la communauté chrétienne de Sant'Egidio, dont le siège se trouve à Rome, qui s'occupera des trois familles de réfugiés : Hasan, un ingénieur originaire de Damas, sa femme Nour et de leur fils de deux ans. Ils se sont enfuis après le bombardement de leur quartier.

Wafa, son mari Osama, leur fille de huit ans, Masa, leur fils de six ans, Omar. Eux aussi ont pris la route par peut des bombardements qui ont rendu leur fils muet.

Enfin Ramy, un enseignant de 51 ans, son épouse Suhila et leurs trois enfants - Rashid et Abdelmajid, 18 et 16 ans, et la petite Al Quds, sept ans. Ils ont fui Deir Ezzor, une province en partie contrôlée par l'organisation Etat islamique après la destruction de leur maison.

L'Italie au lieu de l'Allemagne

Les trois familles bénéficient d'un visa humanitaire et devraient déposer prochainement une demande d'asile auprès des autorités italiennes. Si au départ, ils pensaient tous rejoindre l'Allemagne ou le nord de l'Europe, ils affirment à présent s'en remettre au pape, qui disent-ils leur a "redonné la vie". Ce geste que le pape a décrit comme "une goutte d'eau dans la mer", après laquelle "la mer ne sera plus jamais la même".

Le Vatican compte désormais une vingtaine de réfugiés pour moins de 1.000 habitants. A l'automne, le pape avait demandé à chaque paroisse d'Europe d'accueillir une famille de réfugiés, un appel resté souvent lettre morte.

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