Des dizaines de roquettes ont été tirées la nuit dernière depuis la Syrie sur la partie du Golan occupée par Israël. Israël a dit avoir riposté à des tirs attribués aux Pasdarans depuis la zone de Qouneitra, en envoyant des missiles sur des structures militaires iraniennes en Syrie.

Avigdor Lieberman, ministre de la Défense israélien : "Nous avons frappé presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie, ils ne doivent pas oublier l'adage selon lequel, si la pluie nous tombe dessus, la tempête s'abattra sur eux"
Avigdor Lieberman, ministre de la Défense israélien : "Nous avons frappé presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie, ils ne doivent pas oublier l'adage selon lequel, si la pluie nous tombe dessus, la tempête s'abattra sur eux" © AFP / BRENDAN SMIALOWSKI

Les forces iraniennes ont tiré des roquettes contre des positions de l'armée israélienne sur les Hauteurs du Golan, près de la frontière syrienne, a annoncé Tsahal, qui a répliqué en lançant contre la Syrie l'une de ses offensives les plus importantes depuis le début du conflit syrien en 2011.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a dit jeudi espérer que les récentes violences entre Israël et l'Iran étaient terminées, précisant que son pays ne souhaitait pas une escalade de la situation. 

J'espère que nous avons bouclé ce chapitre et que tout le monde a compris le message.

L'armée israélienne a frappé quasiment la totalité des infrastructures iraniennes en Syrie en représailles à des tirs nocturnes de roquettes sur ses positions dans le Golan, a dit jeudi matin le ministre de la Défense Avigdor Lieberman.  "Nous avons frappé presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie, ils ne doivent pas oublier l'adage selon lequel, si la pluie nous tombe dessus, la tempête s'abattra sur eux", a-t-il dit lors d'une conférence sur les questions de sécurité.

Qui a tiré en premier ? 

C'est la première fois que l'Iran lance une attaque contre Israël depuis la Syrie, où Téhéran a déployé des forces et appuie des milices chiites en soutien au président syrien Bachar Al-Assad.  

Mais un haut responsable militaire syrien a confirmé les tirs de roquettes depuis la Syrie, soulignant toutefois que c'est Israël qui avait ouvert le feu en premier.  "Israël a commencé et élargi son agression, et la réponse a été plus de 50 tirs de missiles sol-sol en direction de ses positions militaires sur le plateau", a-t-il affirmé.

De son côté, l'Obervatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué que, "après le premier bombardement israélien de la localité de Baas, des dizaines de roquettes ont été tirées depuis Qouneitra et le sud-ouest de la région de Damas vers le plateau du Golan".

Avigdor Lieberman a précisé qu'Israël avait atteint "presque toutes les infrastructures iraniennes en Syrie" et qu'aucune des roquettes iraniennes n'avait touché le territoire israélien. Ces tirs ont soit manqué leur cible soit été interceptés par le système de défense antiaérienne de l'armée israélienne.

Sur le plateau du Golan occupé, où la population avait été appelée à gagner des abris au cours de la nuit, les écoles ont ouvert normalement jeudi matin.

Emmanuel Macron appelle à la "désescalade" au Moyen-Orient après les hostilités de la nuit de mercredi à jeudi entre Israël et la Syrie, a-t-on déclaré à l'Elysée. Le président français devait aborder la question avec la chancelière allemande Angela Merkel, avec laquelle il se trouve à Aix-la-Chapelle pour recevoir le prix Charlemagne.

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