La Russie a-t-elle exploité Facebook, Twitter et Google pour influencer l’opinion américaine pendant la présidentielle ? Des dirigeants des trois plateformes sont entendus ces mardi et mercredi, devant le Congrès à Washington.

Affaire russe : Facebook, Twitter et Google entendus par le Congrés américain
Affaire russe : Facebook, Twitter et Google entendus par le Congrés américain © Reuters / Dado Ruvic

Trois enquêtes parlementaires sont en cours au Congrès pour analyser l'ampleur des ingérences russes, et en tirer les conclusions avant les prochaines échéances électorales américaines, les législatives à mi-mandat de novembre 2018 et la présidentielle de 2020.  Des élus menacent de légiférer pour soumettre les réseaux sociaux à certaines règles de transparence sur les publicités politiques.  

Facebook, Twitter et Google sont sommés par les élus de rendre des comptes. 

Le Congrès américain a convoqué les trois géants du secteur mardi et mercredi pour clarifier l'ampleur de la désinformation russe pendant la campagne présidentielle, au lendemain des inculpations de trois proches de Donald Trump. Les directeurs juridiques de Facebook et de Twitter, et le directeur de la sécurité de Google, sont interrogés lors d'une audition publique au Sénat intitulée : 

Contenus extrémistes et désinformation russe en ligne : trouver une solution avec les sociétés de technologies

Facebook révèle que 126 millions d'utilisateurs américains ont vu apparaitre dans leur fil d'actualité des contenus mis en ligne par des intérêts russes dans le but d'influencer l'élection américaine. Il s'agit de publicités et d'articles non payants.  

Twitter a pour sa part identifié 36 746 comptes ayant créé des contenus automatiques relatifs aux élections et liés à la Russie. 

Sur YouTube, qui appartient à Google, des vidéos publiées par des chaînes liées à la Russie ont accumulé 309 000 vues dans les 18 mois précédant l'élection.  

Tous ces contenus remontent à une source : l'Internet Research Agency, une société basée à Saint-Pétersbourg et liée au renseignement russe.                      

Selon le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov :

Il n'y a pas une seule preuve d'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine de 2016

La chaîne RT (ex-Russia Today) est considérée comme "le principal moyen de propagande du Kremlin à l'étranger".  L'Internet Research Agency était selon Washington une usine à "trolls professionnels", "probablement financée" par "un proche allié de Poutine lié au renseignement russe".  

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